Les autorités françaises envisagent de regrouper, dans des installations communes et hypermodernes, tous les services intérieurs de renseignement et de lutte contre le terrorisme. Selon certains, ce regroupement géographique serait le prélude à un regroupement structurel dont le nom serait Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI) calqué sur le nom des services de renseignements extérieurs (DGSE).
Cette future DGSI regrouperait la DST (Direction de la Surveillance du Territoire) ainsi que les services nationaux de la DCRG (Direction Centrale des Renseignements Généraux), la DNAT (Division Nationale Anti-Terroriste) de la Police Judiciaire et l’UCLAT (l’Unité de la Coordination de la Lutte Anti-Terroriste).
Ce sont les services de la DST qui seraient le moins favorable à cette mesure.
Il s’appelle Hussein Aïdid, fils de l’ancien chef de guerre somalien Mohammad Aïdid, il est né le 16 août 1962 en Somalie. A l’âge de 14 ans, il part aux Etats Unis avec sa mère et entre à la High School de Covina en Californie. En 1987, il s’engage dans le corps des Marines.
Au cours de l’opération “Restore Hope”, lancée en Somalie par les Américains de décembre 92 à mai 93, il sert pendant 15 jours en tant qu’interprète avec le grade de caporal. Il reçoit ensuite la nationalité américaine.
Il reviendra en Somalie et succède, comme chef de clan, à son père devenu président de Somalie. Evincé par l’arrivée au pouvoir des milices islamistes, il reviendra à Mogadisco avec les troupes éthiopiennes qui chasseront les milices islamistes de la capitale somalienne. Il est devenu Ministre de l’Intérieur.
Le parcours étonnant de cet homme démontre bien que les USA ont organisé et planifié l’intervention éthiopienne en Somalie. Mais ce parcours laisse perplexe lorsqu’on sait que les troupes US auxquelles appartenaient Hussein Aidid en 1992 se sont confrontées aux milices de son père. Hasard malheureux ou preuve d’une nouvelle manipualtion de certains services américains ? Poser la question, c’est déjà un peu y répondre…