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L’implication du PKK dans le trafic de drogue

Posted by geostratos sur 16 mars 2006

Déjà en 1992, le rapport annuel publié par le Bureau des stupéfiants et de l’application des lois du Département d’Etat américain et intitulé ’’Stratégie internationale de contrôle des stupéfiants’’ (INCS), énonce expressément que le cartel européen de drogue est sous le contrôle des membres du PKK.

De plus, son rapport de 1996 souligne le fait que l’organisation profite de la production et du trafic de l’héroïne pour financer ses activités terroristes. L’étude publiée en 1998, qui fait référence aux rapports persistants sur l’implication du PKK dans le trafic de drogue via les territoires turcs, réitère qu’il ne s’agit pas seulement de ’’taxes’’ arrachées sur les trafiquants pour financer ses opérations terroristes, mais qu’il est sans doute plus directement impliqué dans le transport et la commercialisation en Europe’’.

Un rapport préparé en 1995 par le Département américain de la Justice indique clairement que le PKK est bel et bien impliqué dans les activités de trafic de drogue et de blanchiment d’argent, et qu’il a, en plus, un rôle très important dans la production et la contrebande de presque toutes les sortes de produits dérivés de l’opium. Les revenus recueillis de ces activités, continue le rapport, sont destinés à l’acquisition des armes à feu, des munitions et d’autres équipements dont les terroristes se servent. Le rapport cite d’autres sources de revenu du PKK, telles que l’extorsion, le brigandage et la contrefaçon de monnaie.

Dans ’’La violence politique et le narcotrafic’’ publié en octobre 1996 par l’Institut de criminologie de Paris, le réseau narcotique du PKK et son fonctionnement sont démontrés. De même, la somme totale d’héroïne saisie par les forces de l’ordre européennes est citée et le rôle du PKK dans le trafic est ainsi documenté.

L’implication du PKK dans tous les stades du trafic a été également documentée par le Docteur François Haut de l’Institut de Criminologie de Paris lors d’une conférence tenue le 25 avril 1997 à Bruxelles. Il souligne que le PKK s’est fait une place dans la production, le raffinage et la vente des drogues et qu’il a des contacts dans de nombreux pays. Ses revenus sont estimés à des ’’millions de dollars américains’’. Le Docteur Haut indique que le problème de narcotrafic a pénétré jusqu’aux banlieues de Paris par l’intermédiaire du PKK et qu’il a une part allant de 10 à 80 % dans l’héroïne saisie dans cette ville. D’ailleurs, un rapport établi en 1996 par Jean-Claude Salomon, François Haut et Jean-Luc Vannier de l’Institut de Criminologie de Paris, s’appuyant sur des sources aussi fiables et impartiales que l’INTERPOL, le NCIS britannique et les forces de sécurité européennes, note que la route narcotique qui traverse la Turquie et les Balkans pour arriver en Europe de l’Ouest pourvoit un grand bénéfice aux organisations ’’séparatistes’’ d’origine turque et kurde, ainsi qu’aux militants du PKK et ses intermédiaires.

« The Geopolitical Drug Dispatch’’, le rapport mensuel de l’Observatoire Géopolitique des Drogues’’, dans son numéro de mars 1997 fait allusion au rôle du PKK dans le trafic à travers ’’la route des Balkans’’ et souligne que l’organisation terroriste a commencé à utiliser comme bases arrières la Roumanie et la Moldavie situées à proximité de cette route. Il ajoute que les trafiquants turcs arrêtés dans ces pays sont d’origine kurde, qu’un grand nombre des activités criminelles attribuées aux groupes ou individus turcs ’’sont en fait entreprises par les Kurdes en liaison avec le PKK.’’ D’après le rapport, le PKK se cache le plus souvent derrière ses propres organisations écran comme l’ERNK, ou des soi-disant associations de femmes, de jeunes et d’hommes d’affaires. Le rapport cite comme exemple ’’un groupe de l’ERNK, appelé Association des Hommes d’affaires de l’Est qui est une excellente couverture des activités illicites du PKK et a un contrôle ferme sur le marché de la drogue étant donné que le dirigeant local du PKK préside aussi l’ERNK.’’

Enfin et surtout, le dernier rapport de la trente-troisième session de la Sous-commission sur le Trafic illicite de la Drogue et les affaires y afférentes dans le Proche et le Moyen-Orient, tenue sous les auspices du Programme des Nations Unies pour le Contrôle international de la Drogue (UNDCP) à Beyrouth du 29 juin au 3 juillet 1998, note que ’’des liens évidents existaient entre certaines organisations de narco-terroristes. Par exemple entre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et d’autres groupes de crimes organisés transnationaux ».

La position de la Turquie qui se trouve à cheval sur ’’la route des Balkans’’ en fait un véritable point de transit pour les drogues. Par cette route, le PKK transporte de la morphine et de l’héroïne de l’Iran, du Pakistan et de l’Afghanistan en Turquie en traversant les frontières turques de l’Est. Depuis la fin des années 80, l’organisation terroriste opte pour un commerce plus lucratif et préfère la production de l’héroïne, à partir des substances non opiacées, au trafic des produits importés. Pour ce faire, il a constitué des laboratoires mobiles de raffinage près d’lstanbul et en Anatolie du sud-est. Par ailleurs, il cultive également de l’opium et du cannabis dans la vallée libanaise de la Bekaa, dans les régions isolées de l’Anatolie et en Irak du Nord.

Le trafic de drogue constitue dorénavant la part essentielle de l’appareil financier du PKK, devançant de loin d’autres moyens comme l’extorsion, le chantage, le brigandage, la contrebande d’armes et le trafic de main d’oeuvre. Il est activement impliqué dans toutes les phases du trafic et les revenus sont destinés à l’achat d’armes afin de soutenir ses activités terroristes.

L’implication du PKK dans le trafic de narcotiques est donc bien documentée. Ces quelques extraits des médias étrangers et des rapports des forces de sécurité turques et étrangères mettent en évidence l’implication du PKK dans le trafic de drogue.

Quelques exemples de l’activité du PKK dans le trafic de drogue

- En janvier 1992, la police de Brême a arrêté un vendeur de drogue ’’kurde’’. Le trousseau de clefs trouvé sur lui a ouvert les portes d’un appartement dans lequel vivaient des ’’Kurdes’’. Les affiches murales du PKK et de son dirigeant Abdullah Öcalan décoraient l’intérieur. La police a également trouvé des indices qui démontraient que le PKK finançait ses activités à l’aide du commerce de drogue (chaîne de télévision allemande SAT-1 TV, émission « 24 Hours », 6 janvier 1992).

- En 1992, la police allemande a appréhendé quelques enfants de 10-12 ans venant du sud-est de la Turquie en train de vendre des drogues à Hambourg. Un enfant de 8 ans portant une arme à feu a également été arrêté. Tous ces enfants ont avoué à la police que le PKK les employait dans la vente étant donné qu’ils n’avaient pas de responsabilité pénale. La police a saisi 30 kg d’héroïne qu’un ’’Kurde’’ vendait, celui-ci a avoué qu’il avait transféré 150.000 marks allemands à ses partenaires. La somme des revenus que rapportent les ventes de drogue au PKK est estimée à plus de 56 millions de marks (chaîne de télévision allemande The Vox TV, 12 février 1993).

- En 1993 plus de 50 membres du PKK ont été arrêtés par la police d’Essen. Le Département criminel fédéral à Wiesbaden a découvert que le PKK organisait le trafic de drogue en Allemagne et que le commerce à Hambourg, Brême, Francfort et Essen était sous contrôle du PKK (quotidien allemand ’’NRZ’’, 30 mars 1993).

- La police criminelle de Hambourg a arrêté un groupe de vendeurs kurdes le 15 septembre 1993. Un enfant de 11 ans, arrêté lui aussi, a fini par avouer à la police que le PKK avait organisé leur voyage clandestin de Turquie en Allemagne afin de les faire travailler comme vendeurs pour son compte (TV locale de Hambourg, 15 septembre 1993).

- Trois années d’investigation policière intense menée par la police de Slagelse (Danemark) et la section ’’drogues’’ de la police nationale danoise ont permis d’élucider un certain nombre de vols à main armée, dont le butin avait été utilisé dans l’acquisition de drogue. La police a notamment arrêté un ressortissant danois ayant des liens étroits avec deux Turcs répertoriés comme des éléments actifs dans le trafic de drogue au Danemark. Durant le procès qui a eu lieu, la relation étroite entre ces personnes et le PKK a été établie. Le commissaire en chef Niels Bech de la police nationale danoise a exprimé à cette occasion qu’une grande part des profits émanant des ventes de drogue au Danemark avait été envoyée en Turquie. Le montant d’un des envois avoisinait les 140.000 couronnes danoises et en retour, des quantités de drogue ont été acheminées de Turquie (quotidien danois ’’Berlingske Tidende’’, 31 octobre 1993).

- Deux jeunes membres du PKK, âgés respectivement de 14 et 16 ans et qui vendaient de la drogue à la gare de Trabrennbahn (près de Wandsbek) ont été arrêtés le 26 septembre 1994 par la police allemande (quotidien allemand ’’Bild-Hamburg’’, 28 septembre 1994).

- Dans un article publié par le journal allemand ’’Bild’’ du 5-6 octobre 1994, il est indiqué que de la drogue était distribuée depuis la ville de Jork (près de Altenland) dans le nord de l’Allemagne, et que des trafiquants kurdes liés au PKK avaient pu transférer une somme de 15 millions de marks allemands à leurs collaborateurs en Turquie.

- Dans un article publié par l’hebdomadaire allemand ’’Focus’’ daté du 24 octobre 1994, il fut indiqué que durant les neuf années précédentes, 315 membres du PKK avaient été interpellés en Europe pour trafic de drogue, dont 154 en Allemagne.

- Le sénateur de l’intérieur du Land de Brême, Ralf Brottscheller, a accusé le PKK d’extorsion de fonds et de trafic organisé de drogue (hebdomadaire allemand ’’Focus’’, 18 septembre 1995).

- Les forces de sécurité d’Aulnay-sous-Bois, en banlieue parisienne, en collaboration avec le Bureau de la Prévention des trafics de stupéfiants, ont lancé une opération de grande ampleur qui a mené à l’arrestation de 30 personnes, actifs dans le trafic de drogue pour le compte du PKK et les mafias française et belge. Cette opération a été préparée durant une période de 18 mois (presse française, 4 novembre 1996).

- La Gendarmerie belge a organisé un raid contre un camp d’entraînement du PKK se situant près de la ville de Genk-Zutendaal. 35 personnes, dont certaines faisant l’objet d’un mandat d’arrêt international, ainsi que des enfants, ont été arrêtés (journal néerlandais ’’Amhemse Courant’’, 22 novembre 1996).

- Les administrateurs d’une société écran du PKK ont été placés en garde à vue à Paris dans le cadre d’une enquête criminelle portant sur le blanchiment d’argent sale (presse française, 25 février 1997).

- Dans son rapport mensuel, ’’l’Observatoire Géopolitique des Drogues’’ a noté que la plus grande prise de drogue effectuée à ce jour, 42 kg d’héroïne, a eu lieu le 12 décembre 1996 en Hongrie à bord d’un autocar turc appartenant à la société de ligne Toros. Les trafiquants turcs se sont avérés être des ’’kurdes’’, fortement soupçonnés d’être liés au PKK. Le rapport a également cité le cas d’un Roumain qui a été arrêté par la police turque en septembre 1995 à Edime (Turquie) en possession de 2 kg d’héroïne et qui a avoué avoir effectué des transferts de drogue dans un sens et d’explosifs dans l’autre, pour le compte du PKK.

Le même rapport note que 65 % des saisies de drogue réalisées par les officiers des douanes roumaines s’effectuent dans des véhicules à passagers, et que des Kurdes sont impliqués dans toute saisie effectuée dans un véhicule appartenant à une société turque (’’La Dépêche de la drogue’’, No 65, mars 1997).

- Un haut membre du PKK connu comme le chef de la région de Hanovre a été arrêté à Berlin. Il était recherché pour un incendie criminel par la police allemande. La police a trouvé des preuves de l’implication du PKK dans le trafic illicite de main d’oeuvre (quotidien allemand ’’Berliner Zeitung’’, 4 avril1997).

- 20 réfugiés ont été arrêtés dans un camp transformé en base du PKK lors d’une opération menée à Grimma, Bahren. L’opération a été conjointement dirigée par la police allemande et les experts du département criminel fédéral. La police a confisqué plusieurs armes à feu, des milliers de marks allemands et des reçus. Ces immigrés s’étaient activement impliqués dans les activités du PKK et de ses associations vitrines (presse allemande du 4 avril 1997).

- La police bavaroise a conduit une série d’opérations contre les camps de « réfugiés » où se trouvaient des militants du PKK. Elle en a arrêté 2 et placé en garde à vue 17 (Communiqué de la Police de Straubing, 17 juin 1997).

- Le PKK assure le passage d’immigrés clandestins par la République fédérale de Yougoslavie, et mène dans ce pays des trafics de drogue et d’armes. En retour, il achète des armes (quotidien croate ’’Vjesnik’’, août 1997).

- Le magazine allemand ’’Focus’’ note dans son édition du 23 mars 1998 que l’argent de la vente de drogue est réinvesti dans le marché immobilier à Celle (Allemagne) par les membres du PKK.

- Les forces de sécurité croates et slovènes ont confisqué 38 kg d’héroïne dans un autocar en destination de l’Europe de l’Ouest. Selon les rapports des autorités croates, l’embarquement s’est fait par des ressortissants turcs ’’qui sont fort probablement des membres du. Ces rapports concordent avec ceux des forces de sécurité slovènes qui ont mis l’accent sur ’’la forte suspicion’’ qu’un membre du PKK soit impliqué dans le trafic (presses croates et slovènes, 6 août 1998).

- 4 personnes d’origine kurde soupçonnées d’être des membres du PKK ont été arrêtées avec 2.6 kg d’héroïne, une quantité jamais saisie à ce jour dans la région Ouest norvégienne. Il est évident que les 4 personnes sont des véritables courriers et que le trafic est assuré par un réseau ’’turco-kurde’’ (quotidien norvégien Bergen, 7 août 1998).

- ’’ …Le PKK a financé sa guerre contre la Turquie grâce à l’extorsion et la vente d’héroïne, et d’après les sources des services de sécurité britanniques, il est responsable de 40% de l’héroïne vendue dans l’Union Européenne…’’ (hebdomadaire britannique ’’The Spectator’’, numéro du 28 novembre au 5 décembre 1998).

- En janvier 1990, un membre du PKK a été arrêté en Suisse pour vente de drogue pour le compte du PKK. Le même mois, une personne de 13 ans affiliée au PKK a été arrêtée aux Pays-Bas mais relâchée plus tard, faute de responsabilité pénale.

- Un ressortissant turc d’origine kurde, appréhendé en France le 22 janvier 1991, a avoué qu’il vendait de la drogue pour le compte du PKK et que celle-ci était transportée par camions ou véhicules de touristes pour être ensuite distribuée non seulement en France mais dans plusieurs villes européennes.

- Après avoir été arrêtée le 7 mars 1991 en France, une personne ’’kurde’’ a avoué que la drogue qu’elle vendait appartenait au PKK.

- Un autre turc d’origine ’’kurde’’ arrêté avec 48 kg d’héroïne en novembre 1991 à Arnheim s’est avéré être membre du PKK.

- Les rapports de la police allemande soulignent que 1103 kg d’héroïne ont été saisis en 1991 et que 400 suspects sur 735 étaient membres du PKK. Ce taux s’est élevé à 450 sur 735 en 1992 et à 300 sur 457 en 1993.

- Le Bureau des stupéfiants du Département d’Etat américain indique dans son rapport intitulé Stratégie internationale de contrôle des stupéfiants de 1992, que deux tiers des personnes impliquées dans le trafic de drogue en Europe sont employés par le PKK.

- Un membre actif du PKK travaillant comme chauffeur de camion, qui avait posé sa candidature pour les élections du soi-disant « Parlement en exil » du PKK en 1992 à Bonn, a été interpellé à Troisdorf (Allemagne) en transportant d’importantes quantités de drogues.

- En 1993, la police a saisi 200 kg d’héroïne à Londres. Les investigations avancées ont révélé que les vendeurs travaillaient pour le compte du PKK.

- L’opération lancée par la police d’Offenbach le 7 janvier 1993 a mené à la saisie de 5 kg d’héroïne. Parmi les 7 personnes interpellées, figurait aussi ’’l’agent comptable du PKK’’.

- Lors des opérations de police effectuées entre les mois de mai et octobre 1993 à Hambourg, Brême et Bad Bramstad, 15.7 kg d’héroïne ont été confisqués et 22 personnes, dont des membres et partisans du PKK, ont été interpellées. Il s’est avéré que les criminels avaient fait une demande d’asile politique auprès des autorités allemandes.

- 15 ressortissants turcs d’origine ’’kurde’’ ont été arrêtés le 27 octobre 1993 à Offenbach par la police allemande en relation avec la saisie de 1.6 kg d’héroïne. Parmi ceux-ci, se trouvaient aussi des participants aux démonstrations pro-PKK organisées en Turquie.

- Un message daté du 26 octobre 1993 émanant de l’INTERPOL allemand faisait allusion à 6 ressortissants turcs liés au PKK arrêtés pour blanchiment du montant de la vente de drogue aux Pays-Bas, Espagne, Italie et Allemagne. D’importantes sommes d’argents, provenant apparemment du blanchiment, ont été saisies par la police allemande.

- Une autre personne d’origine ’’kurde’’ a été arrêtée le 10 novembre 1993 à Caracas et 3.5 kg de cocaïne ont été trouvés sur elle. Elle a avoué être coursier du PKK. Cette arrestation est une preuve des relations que le PKK a établi même avec les cartels sud-américains.

- Le NCIS a estimé que le budget du 1993 du PKK avoisine quelques 430 millions francs français, dont 44 % provient du trafic de drogue.

- En janvier 1994, lors d’une campagne anti-drogue de six semaines de la police de Stuttgart, 76 personnes, dont des individus poursuivis en Turquie pour avoir des liaisons avec l’organisation terroriste, ont été appréhendées.

- Les autorités anti-criminelles allemandes ont fait savoir à leurs homologues turcs le 17 août 1994 qu’un réfugié politique résidant à Kiel s’était impliqué dans la vente de drogue et le transfert d’argent au PKK.

- Le Sous-secrétaire d’Etat américain chargé des stupéfiants, l’Ambassadeur Robert Felbard, lors d’une conférence de presse en février 1994, en réponse à une question concernant le rôle du PKK dans les réseaux de drogue en Europe et aux Etats-Unis, a affirmé que les Etats-Unis disposaient d’une quantité non négligeable d’informations montrant que le PKK était impliqué dans le trafic d’héroïne en Europe.

- Le 11 décembre 1994, lors d’une opération anti-drogue, la police d’Amsterdam a confisqué de nombreux armes, mitrailleuses, bombes et documents du PKK et arrêté plusieurs militants.

- Le ministre de l’Intérieur du Land de Bavière, Günter Beckstein, a affirmé, en référence aux arrestations de 30 militants du PKK en Europe durant les deux dernières années, que le PKK avait pris le contrôle du marché de drogue en Europe (journal turc ’’Cumhuriyet’’, 31 juillet 1995).

- Le chef du Forum de Recherches allemand sur le terrorisme, Rolf Tophoven, a affirmé que la plupart des personnes arrêtées pour des crimes liés à la drogue était d’origine kurde et que certaines avaient avoué avoir agi pour le compte du PKK (journal turc ’’Yeni Yüzyil’’, 12 novembre 1995).

- Un autre expert allemand du terrorisme international, Olivier Foll, a déclaré que lors des arrestations des membres du PKK en relation avec des crimes liés à la drogue, ceux-ci affirmaient le faire pour le compte du PKK et avançaient des explications ’’politiques’’ pour tenter de « justifier » les faits qui leur étaient reprochés. Foll a également critiqué les politiques européennes vis a vis du PKK qui font des concessions à l’organisation terroriste (journal turc « Yeni Yüzyil », 12 novembre 1995).

- Durant l’opération baptisée ’’Spoutnik’’ du 18 septembre 1996 lancée contre les milieux proches du PKK, la police belge a saisi une somme de 350 millions de francs belges, apparemment fruit du trafic de drogue. 7 personnes proches du PKK ont été interpellées. L’opération a également permis de démontrer que la chaîne de télévision par satellite du PKK, MED-TV, servait en fait au blanchiment des sommes recueillies par l’organisation terroriste via le trafic de drogue. Le représentant de MED-TV en Allemagne a été également interpellé suite à son incapacité à expliquer la provenance d’une somme de 500 millions de francs belges transférée à MED-TV. L’enquête a permis de montrer que les revenus du trafic de drogue servaient non seulement à financer MED-TV mais aussi l’autoproclamé Parlement en exil. La police belge a saisi une grande quantité d’armes pendant la fouille des locaux du ’’parlement’’ à Bruxelles.

- Au mois d’août 1997, la police allemande a effectué une opération contre les membres du PKK à Cologne qui a conduit à l’arrestation de 6 personnes. Dans un communiqué, la police a souligné le rôle du PKK dans de nombreuses opérations criminelles organisées incluant l’extorsion de fonds en Allemagne en vue de financer ses actes de terrorisme.

- La police de Göttingen (Allemagne) après 14 mois d’efforts a réussi en mai 1998 à pénétrer grâce à deux informateurs ’’kurdes’’ une filière de trafiquants de drogue. Le résultat de l’opération a montré que les revenus de la vente de 40 kg d’héroïne dans la ville avaient été transférés au PKK.

- Les forces du PDK (Parti démocratique du Kurdistan de Massoud Barzani, faction kurde nord irakienne) ont découvert en mai 1997, dans des camps abandonnés par le PKK à Gali Pes Agha (Nord de l’Irak), des champs où la drogue était cultivée.

- Un membre du PKK, arrêté le 1er septembre 1993 en possession de 13,5 kg d’héroïne, a avoué avoir agi pour le compte du PKK à l’étranger, qu’il était un trafiquant de drogue reversant 30 % de ses profits à l’organisation terroriste.

- Deux militants du PKK arrêtés en possession de 30 kg d’héroïne ont reconnu qu’ils envisageaient de les vendre pour contribuer au financement des activités terroristes.

- Les forces de sécurité turques ont saisi 120 kg d’héroïne et 40 kg de cannabis dans un abri utilisé par le PKK dans le sud-est de la Turquie.

- Un membre du PKK incarcéré le 3 juillet 1993 pour s’être impliqué dans les activités terroristes du PKK puis relâché le 20 octobre 1993, a été arrêté en possession de 36 kg d’héroïne, de 140 kg de matières premières et de matériaux destinés à la production de drogue.

- Un autre membre du PKK, condamné à 6 ans de prison, a avoué qu’il était chargé d’établir des relations entre les trafiquants et l’organisation.

- Lors des opérations lancées par la gendarmerie turque, deux personnes arrêtées en possession de 48 kg de haschich se sont avérées être impliquées dans le trafic pour le compte du PKK.

- Un autre ressortissant turc affirmant être d’origine ’’kurde’’ arrêté par la police d’Istanbul en possession de 117 kg de haschich s’est avéré avoir participé à l’attaque du PKK contre le Consulat général de Turquie à Francfort le 11 mars 1992.

- Un ressortissant turc d’origine ’’kurde’’ appréhendé au mois de juillet 1994 a avoué qu’il s’était impliqué dans le trafic de drogue afin de recueillir des fonds nécessaires pour les activités du PKK. La police, poursuivant son enquête, a pu interpeller d’autres membres de l’organisation terroriste.

- Le 1er août 1994, un membre du PKK appréhendé à Diyarbakir en possession de 2 kg d’héroïne, a avoué qu’il vendait de la drogue pour le compte du PKK. Il a notamment fait savoir que les membres du PKK cultivaient du cannabis et a dévoilé les lieux où la culture se faisait. Les investigations ont permis de saisir 120.000 semences de cannabis dans le hameau de Dibek.

- Le 21 août 1998, la gendarmerie turque a arrêté deux personnes en possession de 150 kg de haschich, d’une quantité considérable de semences et de plusieurs matériaux de culture. Elle a également saisi des documents du PKK et deux armes automatiques sans permis.

- La police de Diyarbakir, menant une opération contre le PKK le 17 juillet 1994, a appréhendé trois personnes en possession de 80 kg de haschich, des documents du PKK, d’une arme et de tampons de l’ERNK. Elles ont avoué que l’organisation leur avait donné l’ordre de vendre de la drogue et de se procurer en retour des armes à feu et de la nourriture. Il s’est notamment avéré que ces trois personnes avaient auparavant attaqué avec des lance-roquettes et des bombes un logement de police à Lice le 29 juin 1994, la résidence d’un magistrat à Diyarbakir le 16 janvier 1994 et une patrouille de forces de sécurité.

- Les 7 personnes interpellées à Cizre le 23 mars 1994 en possession de 398,5 kg d’héroïne ont avoué qu’elles faisaient du trafic au nom du PKK.

- Les forces de sécurité ont obtenu des preuves irréfutables sur I’implication d’un réseau composé de membres du PKK dans un trafic à Zaho (Irak du Nord). Le réseau était connu pour délivrer de la drogue à des clients à Zaho et en Turquie. D’ailleurs, il n’était pas surprenant que les forces armées turques aient découvert lors d’une opération menée contre le PKK en Irak du Nord une grande ferme dans laquelle les terroristes cultivaient du cannabis. La ferme se situait dans la vallée de Bahara, près du camp de Pirvela du PKK. L’armée turque a annoncé que 4.5 tonnes de drogue ont été saisies lors de la même opération.

- Durant une opération effectuée le 7 mars 1995 dans le domicile d’une personne qui était soupçonnée par la police d’avoir des contacts avec le PKK, une grande quantité de drogues et des produits chimiques servant à la production, ainsi que des armes à feu et des munitions ont été saisies.

- 3 des 7 personnes arrêtées en possession de 21.5 kg d’héroïne à Hambourg, avaient été auparavant interpellées en Turquie pour leur appartenance au PKK.

- Les deux personnes interpellées par la police d’Izmir en possession de 20.6 kg de drogue le 5 août 1996, étaient les dirigeants d’une société écran du PKK aux Pays-Bas.

- Un autre sympathisant du PKK arrêté par les forces de sécurité turques à Van, en possession d’anhydride acétique, s’est avéré être auparavant arrêté pour soutien logistique au PKK.

* Les forces de sécurité turques possèdent des preuves irréfutables que les militants du PKK basés de l’autre côté de la frontière turco-iranienne reçoivent des commissions de la part des trafiquants sous nom de ’’taxes et donations’’.

En France : le 17 mars 1994, l’Office central de lutte contre le trafic illicite des stupéfiants, l’OCTRIS, publie une note intitulée « L’interpellation par la 4ème division de police judiciaire de trois ressortissants turcs membres d’un réseau de trafiquants de stupéfiants – Saisie de 3 kilos d’héroïne ». La veille, à Saint-Ouen (93) et à Paris, dans les 11ème et 18ème arrondissements, ont été interpellés CA… Musa, né en 1956 à Akcaday, Turquie, réfugié politique, SE… Mehmet, né en 1963 à Bingöl, en Turquie, tous deux sans profession et TA… Orhan, né en 1963, réfugié politique, sans profession. Ce dernier est porteur de 3 paquets d’1 kg d’héroïne, livré par les deux autres récemment arrivés de Metz. « Il est à noter, souligne la note, que TA… est connu des Renseignements Généraux comme collecteur de fonds du Parti des Travailleurs Kurdes (PKK) et qu’il est soupçonné de se livrer au trafic des stupéfiants pour alimenter les caisses de ce mouvement ». Voilà un typique « sommet de l’iceberg » : pourquoi ne pas effectuer, sur un an par exemple, le relevé systématique des réfugiés politiques en France interpellés en possession de narcotiques, avec, quand on la connaît, leur appartenance partisane – et le publier ?

De 1990 à 1995, 82 citoyens Turcs ont été interpellés en France, en possession à la fois d’armes à feu et de quantités significatives d’héroïne. Pour 21 d’entre eux, plus d’un kilo de cette drogue. Origine de l’héroïne : Croissant d’Or : 35 cas ; Liban : 8 cas ; origines diverses (inconnue, Triangle d’Or, etc.) : 39 cas.

Dès 1985, Omer OZ… était interpellé à Paris pour « infraction à la législation sur les stupéfiants ». En janvier 1990, le SRPJ de Versailles arrêtait pour le même motif Gengiz KA…, Emirsak YI…, Adem et Unal BA… En juillet 1990, Mehmet US. est intercepté à Annemasse, Haute-Savoie, toujours pour narcotrafic. Tous sont des militants connus du PKK.

Le cas exemplaire de Hussein AY…

En janvier 1991, la P.J de Nice interpelle à Antibes le ressortissant Turc Hussein AY…, né en janvier 1936, porteur de 2,5 kilos d’héroïne. Son arrestation amène celle d’Adnan IN…, un collecteur de fonds du PKK à Marseille, et de Bahi CE… et Ercan CA… ceux-ci déjà arrêtés en août 1989 à Milan en possession de 10 kilos d’héroïne. Hussein AY… lui, a longtemps travaillé pour le « parrain » Turc Behcet Canturk. Il a déjà été interpellé pour trafic de stupéfiants en Allemagne (1970 et 73), mais juste renvoyé en Turquie. Installé en Autriche sous une fausse identité, il y écope en 1977 à 5 ans de réclusion pour narcotrafic. Expulsé en Turquie en 1982, il s’en enfuit car poursuivi pour homicide volontaire – un acte « politique » selon Hussein AY… En 1988, AY… se fixe en France sous la fausse identité de Yahya OB… Cette année là, son fils Timudin est menacé par des narcotrafiquants liés aux « Loups Gris » [extrémistes nationalistes Turcs] quand le PKK, ennemi juré de ces derniers, sauve la vie de son héritier. Hussein AY.. met alors ses talents au service du PKK. Selon ses dires, il introduit ± 300 kilos d’héroïne de Turquie en Europe occidentale, entre 1989 et 1991, d’abord avec son complice Mustafa KA… lui même interpellé à Brescia en 1990 avec 10 kilos d’héroïne et condamné à 15 ans de réclusion. Note de la Police Judiciaire, Nice, le 10/6/1994

L’Allemagne, maintenant : là, profitant d’une législation spécialement souple sur la délinquance des mineurs, les narcos venus de Turquie utilisent comme « dealers de rue » des enfants de 11 à 13 ans, souvent originaires de Bingöl, qui vendent 250 Deutschemarks des sachets de 5 grammes d’héroïne largement coupée, conservant 50 DM. pour eux ; ce qui leur permet d’envoyer chaque mois plus de 2000 DM à leur famille, en Turquie. Dès 1988, le Dr. Harald Korner, procureur de Francfort, déclare : « Nous constatons que des individus prétendant mener une guerre de libération contre la Turquie sont impliqués dans le trafic de l’héroïne, non par intérêt personnel, mais au profit de leur cause ». En novembre 1990, Cengiz B., militant connu du PKK est arrêté à la frontière germano-néerlandaise (Arnheim) en possession de 48 kilos d’héroïne. En juillet 1991, Vahiddin KA… est arrêté à Cologne en possession de 2,5 kilos d’héroïne. Ce guérillero du PKK (depuis 1987) est connu pour avoir participé, de mai à septembre 1990, au « Kurdistan turc », à toute une série d’attentats par explosif et au meurtre de deux policiers dans leur commissariat. En octobre 1993, à Recklinghausen, la police démantèle un réseau de narcotrafiquants, en possession d’1,6 kg. d’héroïne. Parmi ceux-ci, Ibrahim CI…, militant connu du PKK ; Mehmet Cilik KI… militant du PKK interpellé en décembre 1991 à Bingöl, Turquie ; Ismaïl HA… blessé en mai 1985 lors d’une action armée du PKK, non loin de la ville de Silopi. Du 25 octobre au 4 décembre 1993, la police de Stuttgart lance une grande opération « anti-deal » d’héroïne et interpelle 76 ressortissants turcs, dont 13 sont connus des services de police pour militer au PKK en Allemagne même. Parmi eux : Fevzi TU…, Cengiz SA…, ont participé à des actions armées au « Kurdistan turc », Abdulhalik KA…, Sedat KI…, Ekrem BE… et Sami KA… , également militants connus du PKK ont fait partie de réseaux logistiques de ce mouvement en Turquie. En mai 1994, à Cologne, la police interpelle ± 20 kurdes « membres d’un réseau de 3 familles qui couvrait toute l’Allemagne et reversait une partie de ses bénéfices au PKK ». Ce réseau avait écoulé 40 kilos d’héroïne depuis l’été 1993.

La Belgique et les Pays-Bas, ensuite : en mai 1988, aux Pays-Bas, Alil HA…, considéré comme militant du PKK est arrêté en possession de 72 kg d’héroïne. En juillet 1989, Yilmaz S. et Ahmet Y, militants connus du PKK, sont interpellés en Belgique en possession de 60 kilos de cocaïne. En décembre 1991, Kemal et Cemal GU.. sont interpellés à Arnheim en possession de 48 kilos d’héroïne. Cemal GU.. est connu comme cadre « militaire » du PKK et recherché en Turquie pour meurtre d’un lieutenant et de deux gendarmes. En mars 1993, Suleiman IY… est arrêté aux Pays-Bas avec 2 kilos d’héroïne. Il avoue aux policiers néerlandais (qui ne sont pas réputés pour leur férocité…) être un militant du PKK. Osman AY…, d’Icel, en Turquie, lui a expédié la drogue. A son domicile, on trouve des documents internes et des reçus de l’ « impôt révolutionnaire » du PKK. En décembre 1994 à Amsterdam, Pays-Bas, 180 policiers procèdent à l’arrestation de Nejat KU… et de 28 autres kurdes, ressortissants turcs, en possession de plusieurs armes de poing, deux fusils d’assaut, cinq grenades et d’un stock important de matériel de propagande et de documents internes du PKK. Ils sont par la suite inculpés de trafic de stupéfiants et d’enlèvement. Le réseau s’étendait en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Italie et en Turquie.

L’Espagne, encore. Le 25 novembre 1989, journal du soir de la 1ère chaîne de la télévision espagnole, à 20h. 30. Le présentateur cite des policiers et magistrats : « Ces jours derniers, notre pays a connu une vague importante de trafic de stupéfiants par un « réseau kurde ». Tous les membres de ce réseau, dont la direction est à Istanbul, sont kurdes et fournissent de l’argent et des armes à la guérilla illégale qui combat pour un Kurdistan indépendant. En Espagne, 50 des membres de ce réseau ont été arrêtés à ce jour. Cette organisation fonctionne de façon extrêmement professionnelle. L’héroïne circule dans des camions semi-remorque depuis Istanbul jusqu’à Madrid, via Ljubljana, Milan et Amsterdam, villes où le « réseau kurde » est également implanté. Ce réseau aurait importé 300 kilos d’héroïne dans notre pays au cours des six mois écoulés. En janvier 90 encore, 12 militants du PKK sont interpellés en Espagne pour avoir fait partie de ce « réseau kurde ».

L’Italie : en mai 1991, à Côme, 23 kilos d’héroïne sont découverts à bord d’un poids-lourd conduit par Ali GU…, lui-même membre du réseau de Naïf AY… très lié au PKK. La Yougoslavie, enfin. Arrestation en mars 1993 de Suphi MU… et de Metin BU…, en possession de 4 kilos d’héroïne. Ils avouent avoir été menacés de mort par des guérilleros du PKK, en Turquie, s’ils n’acceptaient pas de convoyer la drogue jusqu’à d’autres militants du PKK à Cologne, Allemagne.

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