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Geostratos, le centre francophone d’information et d’étude géopolitique contemporaine

Archive for novembre 2006

ALI REZA MAGHADDAMI. Un transfuge de l’organisation MKE (OMPI) raconte

Posted by geostratos sur 30 novembre 2006

Ali Reza Maghaddami est un Iranien. Né en 1972, il est entré dans l’organisation des Moujahidine-e-Khalq (MEK) en 1993 et était stationné en Irak. Il s’en est enfui en 2003, après l’attaque américaine.

Source : Centre d’Etude sur le Terrorisme.

Alain Chevalérias : Pourquoi êtes-vous rentré dans les MEK (Moujahidine-e-Khalq).

Ali Reza Maghaddami : Je faisais mon service militaire sur la frontière avec l’Irak et je rêvais de partir en Europe. J’ai traversé la frontière et je suis arrivé en Irak. La police m’a alors arrêté et jeté en prison. Dans la prison, un visiteur de chez les MEK m’a dit, que si je voulais partir en Europe, il fallait plutôt que je rejoigne l’organisation des Moujahidine. J’ai accepté (1).

A.C. : Croyiez-vous dans l’idéologie des MEK ?

A.R.M. : Non, parce que je n’ai jamais beaucoup aimé la religion.

A.C. : Ils tiennent aussi un discours proche du marxisme.

A.R.M. : Leur idéologie est surtout religieuse. Je ne comprends pas très bien, mais nous n’étions que trois à être qualifiés, non de marxistes, mais de gens de gauche. L’organisation n’acceptait de travailler qu’avec des gens religieux et nous étions tous les trois isolés. Par exemple, nous n’avions pas accès aux réunions.

A.C. : A partir de quel moment avez-vous eu envie de quitter les MEK.

A.R.M. : Les deux ou trois premières années, j’ai adhéré à leurs idées. Elles me fascinaient. J’étais convaincu qu’il fallait que je sois un bon musulman et que Massoud Rajavi était le seul représentant de l’islam véritable.

A.C. : Je ne comprends pas. Vous m’avez dit ne pas être intéressé par la religion.

A.R.M. : Oui, quand je suis entré dans l’Organisation. Mais ce sont les Moujahidine qui m’ont introduit dans la croyance religieuse. Ils disent de belles choses. Ils parlent de démocratie et affirment vouloir le meilleur pour l’Iran. Mais, avec le temps, on se rend compte que ce qu’ils disent vouloir pour l’Iran, ils ne le pratiquent pas à l’intérieur de l’Organisation. Un an après mon arrivée, Massoud s’est occupé personnellement d’un programme qualifié de  » Disparition de l’ambiguïté.  » Ce programme était mis sur pied pour s’assurer que les nouveaux venus n’étaient pas infiltrés par les services de renseignement de l’Iran. A un moment, dans ce cadre, 400 personnes ont été mises en prison. A chaque fois que des gens de la Croix Rouge Internationale effectuaient une visite au camp d’Achraf, où nous étions, les prisons étaient transformées en dortoirs et retournaient à leur usage habituel après le départ des gens de la délégation.

A.C. Comment se déroulait ce programme de  » Disparition de l’ambiguïté  » ?

A.R.M. : Le soir, avant d’aller nous coucher, un haut responsable de l’organisation venait nous chercher. En jeep, il nous emmenait devant un container et nous y faisait entrer. D’autres hauts responsables de l’organisation étaient là, dont un chargé des affaires judiciaires. Je ne me souviens plus de son nom, mais je sais qu’il avait des activités diplomatiques importantes à Paris. On nous donnait un formulaire à remplir pour dire quel type de relations nous entretenions avec les services secrets iraniens. Quand nous répondions que nous n’avions aucune relation avec ces derniers, nous étions conduits dans un autre lieu, sévèrement battus, puis jetés en prison.

A.C. : C’est votre cas ?

A.R.M. : Oui.

A.C. : Connaissez-vous les noms d’autres personnes battues ?

A.R.M. : Il y avait un certain Akbar Akbari Zadeh qui portait des traces partout sur les jambes. Il y avait aussi Faramarz Khosravi, un haut responsable pourtant. Il avait reçu tellement de coups de pieds que son visage était tout noir. Deux autres ont été tués sous la torture, dont un garçon du nom de Parviz, en 1994. Au bout de six mois, on nous a donné des formulaires pour rédiger nos aveux et avouer notre prétendue appartenance aux services secrets iraniens. Après, quoi, on nous a divisé en deux groupes et emmenés chez Massoud. Dans la base de Parsian, je crois. Là, on nous a obligés à écrire que nous étions des agents secrets. Certains ont fini par céder, dont moi. Après quoi, Massoud nous a dit  » Je sais que vous n’êtes pas des agents de l’Iran, mais vous l’avez écrit et maintenant on ne sait plus la vérité…  » Puis il nous a embrassé un par un et nous a donné à chacun une photo de Maryam. Enfin, il nous a dit de reprendre nos activités dans l’Organisation et de faire comme les chiens.

A.C. : Faire comme les chiens ? Qu’est-ce que cela signifie ?

A.R.M. : C’est le mot qu’il a utilisé. Cela voulait dire de chercher les agents iraniens qui ont infiltré l’organisation avec le flair des chiens. J’ai compris plus tard la raison de ces formulaires que nous étions obligés de signer. Des membres des MEK avaient réussi à quitter l’Organisation et s’étaient rendus en France et dans le reste de l’Europe. Là, ils donnaient des informations très négatives pour la réputation de l’Organisation quand cette dernière avait peiné à offrir d’elle une image positive. Si un jour nous devions quitter l’Organisation, ses dirigeants pouvaient montrer un papier signé de notre main sur lequel nous confessions notre appartenance mensongère aux services iraniens. Massoud lui-même avouait l’usage de ces documents.

A.C. : Quel était votre travail dans l’Organisation ?

A.R.M. : J’étais pilote de BMP1, des transports de troupes blindés. Ensuite, j’ai piloté des chars.

A.C. : Pouvez-vous parler de l’arrivée des Américains en Irak ?

A.R.M. : L’Organisation ne pouvait plus mettre la pression sur ses membres. Après nous avoir désarmés, les Américains nous avaient donné des cartes d’identité. Ils savaient combien nous étions. Nous ne pouvions plus disparaître. Finalement, c’est la démocratie occidentale qui nous a sauvé. Sous Saddam, nous ne pouvions pas nous échapper. Et puis, Massoud et Maryam se sont révélés sous leur véritable jour. Ils se prétendaient les porte-drapeaux de la révolution dans le monde.

A.C. : Ce n’est pas un peu marxiste ?

A.R.M. : C’est ce qu’ils disaient. Mais avant même l’arrivée des Américains, ils s’étaient enfuis avec les plus hauts responsables de l’Organisation.

A.C. : Où est Massoud Rajavi ?

A.R.M. : Pour moi, il est entre les mains des Américains en Irak. Nous n’avions aucunes nouvelles de lui. Nous n’avions pas le droit de poser de questions sur lui. Même pas de dire son nom. Avant de disparaître, il nous disait qu’il n’existe pas de Wilayat-e-faqih (2). Il disait,  » Je suis un guide idéologique.  » Il donnait des fatwas (3). Par exemple, au cours du jeun du Ramadan, il décidait si nous pouvions manger ou non pendant les opérations militaires. Il faisait aussi des prophéties. Quand Khatami a été élu, il a dit, dans six mois, nous serons à Téhéran et nous prendrons le pouvoir. C’était il y a neuf ans.

A.C. : Comment avez-vous quitté la base d’Achraf ?

A.R.M. : Nous étions trois amis. Deux d’entre nous avaient reçu la visite de leurs parents. Les Américains avaient obligé l’Organisation à accepter ces visites au lendemain de l’attaque de l’Irak. Leurs parents, comme les autres, leur ont dit :  » Le régime islamiste vous a pardonné. Vous pouvez rentrer au pays. Quelques-uns de vos amis sont déjà rentrés et mènent une vie normale.  » Leurs parents leur avaient donné de l’argent pour s’enfuir. Nous avons décidé de partir.

A.C. : Maintenant vous vivez en Iran. Voyez-vous d’autres anciens Moujahidine pardonnés par le régime comme vous ?

A.R.M. : Oui, l’un d’eux habite même pas très loin de chez moi. Nous nous téléphonons les uns et les autres.

A.C. : Rencontrent-ils des problèmes pour retourner dans la vie civile ?

A.R.M. : Au début, nous avions un problème de carte d’identité. Maintenant c’est résolu. Notre situation est aussi clarifiée vis à vis des autorités judiciaires.

A.C. : Et les gens, vos compatriotes iraniens, comment vous voient-ils ?

A.R.M. : On ne leur dit pas que nous étions dans l’Organisation.

A.C. : Pourquoi ?

A.R.M. : Parce que les gens n’aiment pas les Moujahidine, à cause des attentats qu’ils ont commis en Iran et de leur trahison aux côtés de Saddam Hussein.

A.C. : Les gens doivent vous poser des questions, vous demandez où vous étiez pendant aussi longtemps…

A.R.M. : Nous répondons que nous étions en Turquie ou à Chypre. Le problème apparaît quand on nous demande où est l’argent gagné.

A.C. : Quel regard jetez-vous sur ces onze années passées dans les Moujahidine ?

A.R.M. : L’organisation est comme une rue à sens unique. Quand on y entre, on ne peut plus en sortir. On y perd sa liberté. Il est même interdit d’écouter la radio, les émissions de la BBC, la radio américaine, où celle d’Israël. La radio iranienne elle-même nous était interdite. Nous ne savions des événements que ce que la télévision des Moujahidine nous disait. Rien en réalité, me suis-je aperçu en sortant. Nos chefs nous disaient :  » Un MEK qui écoute la radio iranienne n’est pas un moujahid, il a oublié ses frontières. « 

A.C. : Comment réagissent les Moujahidine de se sentir coupés de leurs chefs qui se sont enfuis ?

A.R.M. : Certains demandent pourquoi Maryam est partie en France. L’Organisation a des réponses enfantines. Elle dit, que si un jour il arrive quelque chose en Irak, elle aura au moins des forces en France. De cette manière le mouvement continuera.

A.C. : Vous avez vu des journalistes visiter Achraf ?

A.R.M. : Oui, souvent.

A.C. : Qui ?

A.R.M. : Je ne me souviens pas des noms.

A.C. : Vous connaissez Fariba Achtroudi ?

A.R.M. : Oh ! Oui, elle venait souvent en Irak avec les autres membres du Conseil National de la Résistance. Mais quand ils venaient, l’Organisation leur montait une véritable pièce de théâtre pour les empêcher de voir ce qui se passait réellement. Par exemple, Achtroudi assistait à toutes les fêtes de l’Organisation en Irak. Mais à chaque fois qu’elle adressait la parole à l’un d’entre nous, il était entouré par les responsables. Il ne pouvait rien dire qui déplaise à l’organisation.

A.C. : Avez-vous parlé à Achtroudi ?

A.R.M. : Non, mais j’étais à côté…

A.C. : Quelle langue parlait-elle ?

A.R.M. : Persan, mais pas très bien, il y a des mots qu’elle ne comprend pas…

NOTES :

(1) Cette procédure est habituelle chez les MEK qui recrutaient les Iraniens, prisonniers de guerre ou de droit commun, dans les prisons de Saddam Hussein. Ils leur promettaient une meilleure vie que celle vécue en prison en échange de leur ralliement.

(2) C’est le principe constitutionnel du  » gouvernement des sages  » qui a permis à la caste religieuse chiite d’Iran de prendre le pouvoir avec la révolution islamique.

(3) On voit là Massoud poser au leader religieux musulman.

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Les leaders des républiques autoproclamées examinent les moyens d’obtenir leur reconnaissance internationale

Posted by geostratos sur 26 novembre 2006

Les leaders d’Ossétie du Sud, d’Abkhazie et de Transnistrie mènent jeudi à Moscou des consultations, a annoncé à RIA Novosti le représentant plénipotentiaire du président sud-ossète dans la capitale russe, Dmitri Medoïev.

« Cette rencontre de travail se tient en vertu de la déclaration sur la création de la communauté « Pour la démocratie et les droits de l’homme », a expliqué M. Medoïev.

Le représentant sud-ossète a expliqué que les présidents des républiques autoproclamées Edouard Kokoïty (Ossétie du Sud), Sergueï Bagapch (Abkhazie) et Igor Smirnov (Transnistrie) « débattent des questions de la coopération économique et de l’assistance mutuelle et mènent des consultations sur les actions à entreprendre en vue d’obtenir la reconnaissance de ces Etats par la communauté internationale, en se fondant sur les résultats des référendums d’indépendance ».

Le référendum sur l’indépendance en Abkhazie s’est déroulé en 1999, en Transnistrie le 17 septembre dernier et en Ossétie du Sud le 12 novembre 2006.

L’Abkhazie, ex-république autonome de la république soviétique de Géorgie, a combattu les forces géorgiennes de 1992 à 1994, au lendemain de la dissolution de l’URSS en décembre 1991. Soukhoumi ne reconnaît pas la souveraineté de Tbilissi sur son territoire et applique une politique visant à accéder à une indépendance reconnue par la communauté internationale.

Ex-région autonome de la Géorgie d’après la division administrative de l’URSS, l’Ossétie du Sud a proclamé son indépendance le 20 septembre 1990. Tbilissi a alors riposté et les opérations militaires ont fait des milliers de morts de part et d’autre de 1990 à 1992. Lors du premier référendum de janvier 1992, au lendemain de la disparition de l’URSS, l’Ossétie du Sud s’est massivement exprimée en faveur de son indépendance envers la Géorgie. Les Sud-Ossètes mettent le cap sur le rapprochement avec l’Ossétie du Nord, république du Caucase du Nord russe, notant que les Ossètes, du Nord comme du Sud, ont bénévolement intégré l’Empire russe en 1774, une trentaine d’années avant la Géorgie. Au référendum du 12 novembre dernier, près de 99% des Sud-Ossètes se sont de nouveau exprimés en faveur de l’indépendance.

La Transnistrie, zone la plus industrialisée de l’ancienne République soviétique de Moldavie et peuplée à deux tiers par des Slaves, a proclamé son indépendance envers Chisinau en 1992, après la dislocation de l’URSS et à l’issue de plusieurs mois de guerre contre les forces moldaves. Depuis, Tiraspol refuse de reconnaître la souveraineté moldave sur son territoire et applique une politique de fait indépendante.

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L’organisation terroriste OMPI visite le Sénat belge.

Posted by geostratos sur 25 novembre 2006

senatbe.jpgSelon le quotidien De Standaard et l’agence France presse ,Maryam Radjavi, présidente du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), vitrine politique des Moudjahidine du peuple, principale opposition armée au régime de Téhéran, a effectué mardi une visite « non officielle » au Sénat belge.

« Nous ne vous recevons pas officiellement, mais tout de même avec beaucoup d’intérêt pour ce que vous représentez », a déclaré à Mme Radjavi la présidente du Sénat, la socialiste francophone Anne-Marie Lizin.

maryam-rajavi-eu.jpgMardi, après avoir visité l’hémicycle, Mme Radjavi, accompagnée d’une délégation d’une vingtaine de personnes, a participé à une discussion informelle avec ces sénateurs. Mme Lizin n’y participait pas.

« Nous sommes très heureux de vous recevoir car vous êtes une femme très courageuse. Il n’est pas évident qu’une femme musulmane mène un combat comme vous le faites », a déclaré le sénateur libéral flamand Patrik Vankrunkelsven.

Les Moudjahidine du peuple, interdits en Iran, sont inscrits sur la liste des organisations terroristes par l’Union européenne et par les Etats-Unis.

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Interview de Abol Hassan Bani Sadr, premier Président de la République islamique d’Iran

Posted by geostratos sur 23 novembre 2006

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Abol Hassan Bani Sadr est né en 1933. En 1981, il s’est réfugié en France avec Massoud Rajavi, le chef des Moujahidine-e-Khalq (MEK). Plus tard, sa fille a épousé Rajavi avant de divorcer. Il a rompu sa relation avec les MEK quand ils se sont alliés à Saddam Hussein.

Source : Centre de recherche sur le terrorisme

Le centre de recherche sur le terrorisme : Précédemment, vous nous aviez accordé une interview. Vous nous aviez dit estimer que les Moujahidine-e-Khalq (MEK), étaient devenus une organisation terroriste.

Abol Hassan Bani Sadr : Je le confirme.

C.R.T. : Le terrorisme peut-il être justifié contre une occupation étrangère ou contre une autorité despotique ?

A.B. : Je ne le crois pas parce que le terrorisme n’est pas un acte de guerre. Des affrontements entre soldats sont compréhensibles. Mais quand les civils deviennent des cibles alors on ne peut pas parler de guerre. Au début des années 80, les Moujahidine-e-khalq ,(MEK), prétendaient leurs activités militaires se limitant à l’autodéfense. Si on ne nous attaque pas, disaient-ils, nous ne ferons pas appel à la force. Plus tard, ils ont changé.

C.R.T. : A partir de quand ont-ils changés ?

A.B. : En arrivant en France, ils ont commencé à dire que la lutte armée contre le régime islamiste était la seule voie. Je répondais :  » Ce n’est pas ce qui a été convenu entre nous.  » Ils se justifiaient affirmant que par un effet d’entraînement, nous provoquerions ainsi un soulèvement général et la libération des Iraniens. Je leur répondais, qu’à mon sens, leur politique produirait l’effet contraire. Quand l’État une opposition se font face les armes à la main, la population, réduite à la condition de spectateur, reste passive. Les événements leur ont prouvé la pertinence de mon analyse. Aussi, à partir de leur installation en Irak (1), ils ne parlaient plus de briser le mur de la peur, mais de se substituer au peuple pour renverser le régime islamiste. Ils ont alors mis sur pied ce qu’ils ont appelé  » l’armée de libération,  » une armée de Saddam Hussein, équipée et soutenue par lui jusqu’à sa destitution.

C.R.T. :Depuis la chute de Saddam Hussein, les MEK sont-ils toujours sur la ligne terroriste ?

A.B. : Il y a quelques mois, ils ont organisé un congrès à Washington. A cette occasion, ils ont affirmé vouloir renoncer à l’usage des armes. Disent-ils la vérité ? Je n’en sais rien. En tout cas, sans bases militaires à l’étranger, comme autrefois l’Irak, ils n’ont plus les moyens de monter des opérations terroristes. D’autre part, si aujourd’hui ils lançaient à nouveau des opérations armées contre l’Iran à partir de l’Irak, tout le monde demanderait aux Américains à quelle genre de lutte contre le terrorisme ils se livrent. Ni l’Irak, ni les Etats-Unis ne peuvent s’offrir ce luxe, parce que la violence des uns justifie la violence des autres. La situation échappe alors à tout contrôle. Aussi, si les MEK (Moujahidine-e-khalq) déclarent aujourd’hui renoncer à la violence armée, même contraints, c’est une bonne chose. Même si ce n’est pas une garantie sur le long terme.

C.R.T. : D’après la définition des Nations unies, une résistance est une force militaire nationale et populaire, qui se dresse pour combattre un occupant étranger. A l’analyse, les MEK, (Moujahidine-e-khalq,) peuvent-ils être assimilés, comme ils l’affirment, comme une résistance ?

A.B. : Non, car ils n’ont pas reçu mandat du peuple pour cela. Ils se sont autoproclamés résistance. Selon mes principes politiques, nul n’est le tuteur de son peuple.

C.R.T. : Voilà qui ne va pas plaire en Iran ce que vous dites !

A.B. : (NDR : Il rit). Il faut que la population soutienne une résistance pour qu’elle soit légitime. Il y a eu des cas, comme en Algérie ou au Vietnam où, sans conteste, on a assisté à des ralliements du peuple au soulèvement. A-t-on assisté à quelque chose de semblable en Iran à l’égard des MEK ? Certainement pas. Au contraire, le peuple iranien se considère à la fois victime du régime et des opposants armés, du MEK. Pour être reconnu, il faudrait à ce mouvement être indépendant. Or, comme hier avec Saddam, les MEK sont aujourd’hui dépendant des Israéliens et d’autres pays étrangers.

C.R.T. : Si les MEK ont été terroristes mais ne conduisent plus d’action de cette nature, ils n’en sont pas moins accusés, par exemple par Human Rights Watch (2), de commettre des exactions contre leurs propres membres (3), par exemple pour les empêcher de quitter leurs rangs. Comment gérer ce problème purement humanitaire ?

A.B. : Il y a quelques mois, j’ai adressé une lettre au Président du CICRC (Comité International de la Croix Rouge) lui demandant d’intervenir sur ce sujet en conformité avec la Convention de Genève (4). En particulier, je lui ai demandé comment il se fait que les Américains ne les laissent pas accomplir leur mission auprès des gens qui sont retenus prisonniers par les MEK (Moujahidine-e-khalq) dans le camp d’Achraf en Irak (5). Quand ces gens, retenus captifs par les MEK, parviennent à s’enfuir, s’ils tombent entre les mains des Américains, ils se retrouvent dans des conditions guère plus enviables (6). Des anciens des MEK (Moujahidine-e-khalq), qui se sont récemment enfuis de l’organisation m’ont contacté et demandé d’intervenir de nouveau. Pour la troisième fois, devant vous, j’exprime le fond de ma pensée sur ce sujet : il est inadmissible que les Américains empêchent la Croix Rouge d’intervenir afin de recueillir les témoignages des gens retenus par la force par les MEK dans le camp d’Achraf. Ils devraient ensuite, sous la protection de cette organisation internationale, pouvoir se rendre librement là où ils le veulent.

C.R.T. : Voulez-vous dire y compris dans les pays occidentaux ?

A.B. : Oui, y compris dans les pays occidentaux.

C.R.T. : J’ai entendu dire, qu’aujourd’hui, les Américains n’offrent qu’une alternative aux MEK qui veulent quitter cette organisation : ou rester enfermés en Irak ou partir en Iran, le pays contre lequel ils ont porté les armes. Est-ce vari ?

A.B. : Officiellement, les Américains disent chercher un pays d’accueil pour ceux qui veulent quitter l’organisation. Mais, dans les faits, c’est le choix que vous venez d’exposer qu’ils donnent. Pourquoi ? A mon avis parce qu’ils veulent se servir des MEK comme d’une monnaie d’échange avec le gouvernement iranien. Sinon, ils n’auraient aucun intérêt à garder les MEK en Irak, quand les Irakiens eux-mêmes demandent leur départ (7).

C.R.T. : Il y a aussi des gens retenus contre leur gré dans les bâtiments des MEK à Auvers sur Oise, dans la banlieue parisienne.

A.B. : C’est exact. Leurs papiers leur ont été confisqués. Dehors, ils n’ont pas d’argent, pas de papiers, ils ne sont  » personnes.  » Les gouvernements occidentaux doivent s’en préoccuper. Je sais que des Iraniens peuvent essayer d’en profiter pour se prétendre rescapés des MEK et sans papiers. La police les confondra aisément. Si les autorités des pays européens, à commencer par la France, assurent ceux qui veulent quitter les MEK qu’ils retrouveront leur identité et seront aidés, beaucoup opteront pour la liberté. J’insiste, sur ce plan, l’Occident ne rempli pas ses obligations quand il affirme défendre les droits de l’Homme, et vouloir aider les Iraniens à restaurer la démocratie. L’Occident, j’en ai peur, privilégie ses intérêts au détriment des droits de l’Homme.

C.R.T. : La plupart des informations sur le nucléaire iranien sont fournies par les MEK. Qu’en pensez-vous ?

A.B. : Je pense que les MEK fabriquent des preuves avec les Israéliens pour préparer une guerre contre l’Iran. De la part des MEK, c’est une trahison. La plupart de leurs affirmations sont mensongères. Nous avons eu avant eux ces informations concernant les installations nucléaires iraniennes. C’est vrai, le régime islamiste a dépensé beaucoup d’argent, mais avec la corruption et la gabegie qui règnent dans le pays, le résultat est mince. En tout cas, l’Iran est loin de fabriquer une bombe.

C.R.T. : Il n’y a pas que les MEK pour dire que l’Iran est proche de la bombe…

A.B. : Pour vous montrer qu’il y a beaucoup d’exagération sur ce programme nucléaire. Il y a peu, M. Ahmadinijad s’est rendu lui-même à Natanz (8). Il voulait lancer les centrifugeuses pour enrichir l’uranium. Les appareils branchés, une explosion a obligé les techniciens d’arrêter l’opération. Un autre exemple, il y a quelques jours, le Parlement étudiait le budget de l’Etat. Un article précisait que les services rendus par les installations nucléaires devaient être considérés comme un profit de la trésorerie de l’Etat. Un député s’est levé pour dire :  » Quelles installations ? Quels services ? Tout cela est potentiel, pas réel.  » La séance a été levée pour changer de débat. Répandre le bruit que le nucléaire iranien représente un danger immédiat pour l’humanité sert les intérêts de M. Bush et des Israéliens. Rien d’autre.

NOTES :

(1) En 1986, à la suite d’un accord passé avec Tarek Aziz, Massoud Rajavi, chef des MEK, est parti s’installer avec le gros de ses forces en Irak.

(2) « Human Rights Watch, » organisation américaine de défense des droits de l’Homme, a publié un rapport en mai 2005, intitulé « Pas de sortie, atteinte aux droits de l’Homme au sein du camp des MEK. » A la suite des réactions des partisans des Moujahidine (MEK) contre ce rapport, l’organisation américaine a publié le 13 février 2006 un nouveau dossier : « Réponses de Human Rights Watch aux assertions des Moujahidine du Peuple Iranien (MEK) »

(3) Les accusations portées par d’anciens membres, devenus critiques des MEK, parlent d’incarcérations, de séances de tortures poussées, de morts sous les coups et d’exécutions.

(4) Il s’agit de la « Déclaration de Genève, relative au traitement des prisonniers de guerre, » adoptée le 12 août 1949.

(5) Les Américains, au lendemain de leur prise de contrôle de l’Irak, au printemps 2003, on désarmé les Moujahidine du Peuple Iranien (MEK) et les ont regroupés dans leur camp principal, Achraf, situé à une cinquantaine de kilomètres au nord de Bagdad.

(6) Le camp d’Achraf est sous contrôle américain, depuis le printemps 2006 avec l’aide de soldats bulgares. Néanmoins, il est divisé en deux parties. Dans la première, les Moujahidine s’auto-administrent. Dans la seconde, se trouvent les logements des gardiens de la force d’occupation de l’Irak. D’après les témoignages recueillis, parmi les Moujahidine, nombreux sont les éléments qui veulent quitter l’organisation. Un système répressif, sous le contrôle des responsables de cette dernière, fait de son mieux pour les en empêcher. Certains parviennent néanmoins à tromper leur vigilance. Ils rejoignent alors la partie du camp où sont installés les gardiens du camp. Demandant protection, ils sont alors retenus dans un secteur à part mais, semble-t-il, y endurent des conditions de vie difficiles. Nous avons obtenus ces renseignements de la part d’éléments qui, s’étant enfuis, ont finalement été évacués après plusieurs mois.

(7) Les Moujahidine (MEK) sont considérés par les Irakiens comme des collaborateurs de Saddam Hussein. S’ils jouissent d’une certaine estime dans la population sunnite, proche de l’ancien raïs, ils sont détestés des Kurdes et surtout des chiites. Ces derniers, dominants dans les instances gouvernementales en raison de leur proportion dans la population, sont de farouches partisans du départ des Moujahidine (MEK) d’Irak.

(8) Natanz est l’un des principaux sites du programme nucléaire iranien.

 

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Les Chinois en Afrique

Posted by geostratos sur 22 novembre 2006

Pékin négocierait plusieurs milliers d’accords commerciaux avec des pays africains…La Chine négocierait 2 500 accords commerciaux avec une quarantaine de pays africains. Pour la Chine, le continent africain représente une source d’énergie, de nouveaux marchés et des opportunités d’investissements.

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Les chars de l’OMPI

Posted by geostratos sur 22 novembre 2006

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Un rapport du journal Al-Rai alaam basé au Koweit concernant les armements de la nouvelle armée irakienne a fait état de ce qui est arrivé aux blindés des Mojahedin-e Khalq qui avaient été généreusement offert au groupe par Saddam Hussein.

Le rapport indique notamment que l’armée irakienne utilisait des chars T55 russes et avant d’ajouter : « Saddam Hussein avait donné ces chars à l’OMPI en guise de cadeau ». L’organisation OMPI en collaboration avec les forces irakiennes de Saddam Hussein, a notamment employé ces chars dans de nombreuses attaques en direction de l’Iran.

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Après la seconde guerre du Golfe et la chute du dictateur Irakien, les USA ont confisqué ces blindés et les ont transféré à la nouvelle armée irakienne. « Trois ans se sont écoulés depuis l’attaque de l’Irak par les Forces de la coalition mais la nouvelle armée irakienne n’a toujours pas perçu de nouvelles armes. Ils utilisent toujours à l’heure actuelle les armes de l’époque de Saddam et de ses mercenaires de l’OMPI.

Ces armes incluent des T72 ainsi que des blindés de modèle T55, précise le rapport.

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Rapport établi par le Département d’Etat des Etats-Unis en 1994 au sujet de l’OMPI

Posted by geostratos sur 19 novembre 2006

94-35-state-department-flags.jpg Ce rapport est intéressant à plus d’un titre. Bien que les Etats-Unis hésitent encore à se servir des Moudjahidin du Peuple pour renverser le régime islamiste d’Iran, il est frappant dans ce rapport que les dirigeants américains connaissent très bien les dangers de cette organisation.

Les Moudjahidine du Peuple : une mauvaise alternative au régime des Mollahs

Dans l’introduction, la dissociation entre le régime de Téhéran et les Moudjahidin du Peuple est explicitement affirmée : « Nous restons de toute façon guidés par le fait que notre désapprobation mutuelle envers l’attitude de Téhéran ne doit pas influencer notre analyse des Mojahedins ». Cette phrase de Wendy R. Sherman est en effet très importante. Le régime de Téhéran est un régime dangereux et islamiste. Nous ne le nions pas. Mais ce n’est pas pour cela que l’Organisation des Moudjahidin du Peuple l’est moins. Bien au contraire.

Selon ce rapport, l’O.M.P.I. développent « une idéologie éclectique basée sur leur interprétation personnelle de la théologie islamique Shi’a et sur le marxisme. Depuis toujours les Mojahedins prônent une stratégie qui reposent sur deux axes : la lutte armée et l’utilisation de la propagande pour atteindre leurs objectifs politiques ».

Le fait que les Moudjahidin du Peuple se posent comme la seule alternative au régime d’Iran est très bien expliqué. « les Mojahedins mènent une campagne de relations publiques auprès de la presse occidentale, dans le but d’obtenir des soutiens politiques et financiers. Exploitant l’opprobre de l’Occident envers l’attitude de l’actuel régime iranien, les Mojahedins se positionnent eux-mêmes comme alternative. Pour atteindre ce but, ils déclarent qu’ils bénéficient du soutien de la majorité des Iraniens. Cette déclaration est très contestée. (…) De nombreux spécialistes affirment qu’ils ne récoltent que très peu de soutien auprès de la communauté iranienne. Le régime de Téhéran, conscient de l’impopularité des Mojahedins, tente de discréditer ses opposants en les associant faussement à l’O.M.K. De leur côté, les Mojahedins accusent fréquemment leurs détracteurs d’être des « agents du régime » ».

Ceci peu se vérifier d’une part dans la très importante communauté iranienne en Europe qui ne soutient aucunement les Moudjahidin du Peuple et d’autre part lorsqu’un ancien de l’Organisation arrive à échapper aux Moudjahidin, ils le qualifient immédiatement d’ « agent du régime », leur permettant de ne pas argumenter les allégations des rescapés.

94-departementd_etat.jpg Le rapport démontre également que la volonté de l’ O.M.P.I de démocratie affichée devant les politiques et les médias d’Occident n’est qu’un leurre. En effet, « à l’interne, les Mojahedins gèrent leur organisation de manière autocrate, refusant toute objection et piétinant la tolérance par le rejet des différents points de vue. Rajavi, qui couvre les ailes politiques et militaires des Mojahedins, a encouragé le culte de la personnalité dans son entourage. »

La lutte armée, un principe stratégique

La lutte armée provient de l’idéologie même des Moudjahidin du Peuple. Un spécialiste, Abrahamian, définit l’idéologie du groupe comme « une combinaison de thèmes musulmans, de notions du martyre selon Shi’a, de théories marxistes classiques sur la lutte des classes et sur le déterminisme historique, et de concepts néo-marxistes sur la lutte armée, la guérilla et l’héroïsme révolutionnaire ».

Les Moudjahidin du peuple expliquent ce choix en 1947 : « Nous devons nous demander qu’est-ce qui doit être fait ? Notre réponse est directe : la lutte armée ». Le rapport précise que « l’engagement à ce principe stratégique a défini toute l’histoire des Mojahedins, depuis la formation du groupe en 1965 jusqu’à aujourd’hui ».

Au début de leur engagement, leurs influences sont multiples : Marx, Ho Chi Minh, Che Guevara, Frants Fanon, les révolutions cubaine, algérienne et vietnamienne, ou encore l’Organisation de Libération de la Palestine (O.L.P.), mais également le Dr Ali Shariati, universitaire iranien, qui influença les Moudjahidin par sa vision révolutionnaire du Chiisme.

« Les bombes étaient les armes de prédilection des Mojahedins, qu’il utilisaient fréquemment contre des cibles américaines. A l’occasion de la visite du président Nixon en Iran en 1972, l’O.M.K. a fait exploser des bombes à retardement dans une douzaine de site à travers Téhéran, parmi lesquels la Société irano-américaine, le Bureau d’Information des Etats-Unis, les locaux de Pepsi-Cola et de General Motors ».

Ramazani définit les Moudjahidin comme un « groupe clandestin violent et principaux tueurs d’employés américains en Iran ».

Dans les années 1970, cette lutte armée inclut le meurtre d’Américains, le soutien dans la prise de l’ambassade des Etats-Unis et l’opposition à la libération des otages américains. Ils ont assassiné en Iran :
- le lieutenant colonel Lewis. L. Hawkins, tué le 2 juin 1973 ;
- le colonel de l’Air Force Paul Shaeffer, tué le 21 mai 1975 ;
- le colonel de l’Air Force Jack Turner, tué le 21 mai 1975 ;
- Donald G. Smith, Rockwell International, tué le 28 août 1976 ;
- Robert R. Krongrad, Rockwell International, tué le 28 août 1976 ;
- William C. Cottrell, Rockwell International, tué le 28 août 1976.

Ces assassinats sont revendiqués clairement par les Moudjahidin du Peuple.

En 1979, ils ont participé à la prise de l’ambassade américaine, en proclamant dans leur journal « Après le Shah, c’est au tour des Etats-Unis ». Ils collaborèrent à la garde et à la défense de l’ambassade contre toute libération. Après 444 jours de captivité, les otages furent relâchés en janvier 1991… Cette participation active fut revendiquée dans leur journal, Mojahed, n°107, en janvier 1981.

Après les Etats-Unis, ce fut au tour de Khomeiny de subir les attentats meurtriers des Moudjahidin du Peuple. Le 28 juin 1981, deux bombes explosèrent au siège du Parti de la République Islamique tuant 115 personnes ! Durant les années qui suivirent, les Moudjahidin du Peuple ont fait exploser de nombreuses bombes à Téhéran et ont perpétré de nombreux meurtres contre toute personne qu’ils identifiaient comme « ennemie ». Ils revendiquèrent plusieurs milliers de meurtres d’Iraniens, soit disant « agents du régime ».

Attaques en Occident

Les Moudjahidin du Peuple ont souvent mené de violentes attaques contre des cibles du gouvernement iranien situées en Occident.

Les plus spectaculaires se sont déroulées le 5 avril 1992 quand, dans une vague d’attaques coordonnées, des membres des Moudjahidin du Peuple ont « déchaîné une tempête au sein des missions diplomatiques iraniennes à New-York, au Canada, en Allemagne, en France, en Grande-Bretagne, en Suisse, en Hollande, au Danemark, en Suède, en Norvège, en Australie.

A New-York, cinq hommes armés de couteaux ont investi la Mission iranienne auprès des Nation-Unies, pris trois personnes en otage, détruit les mobiliers et les ordinateurs et peint des slogans sur les murs. A Ottawa, l’ambassade d’Iran a été attaquée et pillée par environ 35 hommes armés. En Europe, des centaines d’hommes ont détruit les ambassades et consulats iraniens qui ont tous été endommagés, dont quelques uns à la bombe ».

Les attaques ont parfois pu être évitées grâce à l’intervention de la police. Comme le 4 septembre 1994 quand la police danoise fit un raid sur une villa de Copenhague utilisée par les Moudjahidin du Peuple. La police y arrêta 4 Iraniens et en inculpa trois pour violation des lois sur les armes. D’après un article du quotidien danois « Berlingske Tidende », la police danoise suspectait la villa d’être « le centre des activités du terrorisme international ».

Ou encore l’action menée par la police française à Auvers-sur-Oise le 17 juin 2003 (voir « L’opération d’Auvers-sur-Oise » dans « Historique »).

Il est grand temps que la tolérance envers les Moudjahidin du Peuple cesse dans tous les états européens. Ce rapport démontre clairement que les Moudjahidin du Peuple peuvent frapper violemment quand ils veulent et où ils veulent sur le sol européen et même n’impote où dans le monde. Nos dirigeants sont-ils prêts à prendre un tel risque ? Pas les citoyens européens.

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Le président sud-ossète met en garde contre toute velléité de négliger la volonté des peuples

Posted by geostratos sur 17 novembre 2006

RIA Novosti- Le peuple de l’Ossétie du Sud a passé une fois de plus son examen de démocratie, en faisant son choix au référendum sur l’indépendance, a déclaré vendredi lors d’une conférence de presse à Moscou le président de l’Ossétie du Sud, Edouard Kokoïty.

(L’Ossétie du Sud est une république autoproclamée sur le territoire de la Géorgie – ndlr.)

Maintenant, tous les représentants de la « fameuse démocratie en Europe » doivent passer, eux aussi, un examen de démocratie, a estimé Edouard Kokoïty.

« On ne peut négliger l’expression de la volonté des peuples de la Transnistrie, de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie », a souligné le leader de l’Ossétie du Sud.

(L’Abkhazie est une république autoproclamée sur le territoire de la Géorgie. La Transnistrie est une république autoproclamée sur le territoire de la Moldavie – ndlr.)

Tant en Ossétie du Sud qu’en Transnistrie, les référendums sur l’indépendance se sont déroulés dans des conditions extrêmement difficiles, a fait remarquer Edouard Kokoïty. « La Géorgie a tout fait pour torpiller et compromettre le processus de négociations sur le règlement osséto-géorgien, et la Moldavie en a fait de même dans le règlement transnistrien », a-t-il précisé.

« Aujourd’hui, le monde entier a pu constater le choix fait par les peuples des républiques autoproclamées. De toute évidence, nos résultats incontestables ont déçu tous ceux qui avaient déclaré d’avance qu’ils ne reconnaîtraient pas ces référendums, mais nous n’y pouvons rien », a noté Edouard Kokoïty.

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Réélection d’Edouard Kokoïty à la présidence de l’Ossétie du Sud

Posted by geostratos sur 15 novembre 2006

ossetiedusudhflag.jpg Le président de la république séparatiste d’Ossétie du Sud, Edouard Kokoïty, a été reconduit dans ses fonctions par 98,1% des voix, a annoncé mardi la commission électorale sud-ossète.

Ses concurrents Leonid Tibilov, responsable de la Commission de contrôle mixte dans la zone du conflit osséto-géorgien, Inala Poukhaïeva, chef de l’administration du district de Tskhinvali, et Oleg Gabodze ont recueilli respectivement 0,9%, 0,37% et 0,33% des voix. 0,3% des Sud-Ossètes ont voté contre tous.

« 99,88% des électeurs ont voté pour l’indépendance de l’Ossétie du Sud », a déclaré la présidente de la commission électorale, Bella Plieva, annonçant la fin du dépouillement des urnes dans toutes les 78 circonscriptions électorales.

« Les élections de dimanche ont révélé un taux de participation impressionnant : 52.163 sur 55.000 électeurs inscrits, soit 95,2% », a précisé Mme Plieva.

Les républiques séparatistes d’Abkhazie (nord-ouest), d’Adjarie (sud-ouest) et d’Ossétie du Sud (nord) ont proclamé leur indépendance après la chute de l’URSS, mais seule l’Adjarie est rentrée dans le giron géorgien. Des affrontements meurtriers qui ont opposé Abkhazes et Sud-Ossètes à la Géorgie à partir de 1992 n’ont cessé qu’après l’intervention d’une force internationale de maintien de la paix. Elu en 2004, le président Mikhaïl Saakachvili a promis de rétablir l’autorité de Tbilissi sur les régions séparatistes.

Dimanche dernier, l’Ossétie du Sud a organisé parallèlement une élection présidentielle et un référendum sur l’indépendance.

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Scrutin en Ossétie du Sud

Posted by geostratos sur 14 novembre 2006

Le vote en Ossétie du Sud a été une libre expression de la volonté du peuple, selon un communiqué de presse du ministère russe des Affaires étrangères (MID) au sujet de la présidentielle et du référendum qui ont eu lieu dimanche dans la république non reconnue sur le territoire de la Géorgie.

« Que cela plaise ou non à certains, nous constatons dans cette situation une libre expression de la volonté du peuple de l’Ossétie du Sud qui l’a faite connaître par des procédures démocratiques. La Géorgie et d’autres pays ont beau chercher à amenuiser l’importance de cet événement significatif, n’en faire aucun cas, c’est manquer de clairvoyance », souligne le document de la diplomatie russe.

Les préparatifs et le déroulement de la présidentielle et du référendum ont été surveillés par un groupe important d’observateurs indépendants venus de nombreux pays dont la Pologne, l’Autriche, l’Allemagne, la Russie, l’Ukraine, les pays baltes et d’autres encore, lit-on plus loin dans le document. D’après leur conclusion préalable, le scrutin a été conforme aux « normes et principes universellement admis d’organisation et de tenue des élections démocratiques dont la majorité est également applicable aux référendums démocratiques » et les procédures de vote ont été « respectées en stricte conformité avec la loi électorale de la République d’Ossétie du Sud ».

D’après les résultats publiés aujourd’hui par la Commission électorale centrale de l’Ossétie du Sud, 99% des électeurs ont voté pour l’indépendance de la république. La candidature du président en exercice Edouard Kokoïty a été soutenue par 96% des électeurs qui se sont rendus aux urnes. Le taux de participation a été de 95,2%, chiffre très élevé même pour des « démocraties bien ancrées », constate le document qui attire l’attention sur le fait que les observateurs n’ont relevé aucun cas de pression ou d’intimidation exercée sur les électeurs. De l’avis des observateurs internationaux, précise le document, la façon dont les élections en Ossétie du Sud ont été organisées et leur transparence rendraient envieux beaucoup de pays indépendants d’Europe et d’Amérique.

« En ce qui concerne l’élection « alternative » (organisée dans les villages géorgiens d’Ossétie du Sud non contrôlés par Tskhinvali, ndlr.), ses résultats en chiffres, comme nous l’avons prédit, ont dépassé les attentes les plus exagérées. On ne peut faire que des hypothèses quant à savoir comment les organisateurs de ce show ont réussi à rassembler plus de 40.000 électeurs dans plusieurs villages », souligne le document.

« Nous ne pouvons que plaindre sincèrement la population des villages géorgiens d’Ossétie du Sud. Elle a été otage d’aventuristes politiques qui ont organisé des élections parallèles pour l’empêcher ainsi d’exprimer librement sa volonté au cours de l’unique processus électoral juste qui se soit déroulé dans le respect de la loi locale », déclare en conclusion le document.

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