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Geostratos, le centre francophone d’information et d’étude géopolitique contemporaine

Archive for mars 2007

Mais ou est donc passé Massoud Rajavi ?

Posted by geostratos sur 19 mars 2007

massoud_rajavi_2.jpg Massoud Rajavi est le chef absolu de l’organisation terroriste les Moejahidine du Peuple d’Iran – OMPI/NCRI . Opposant au Chah et complice de Khomeini, il se disputera avec ce dernier, tentera un putsch et devra s’enfuir d’Iran en 1981.

Réfugié d’abord en France dont il sera expulsé, il trouvera finalement refuge auprès de l’ennemi de toujours de l’Iran, le puussant voisin irakien dont il deviendra un servile collaborateur allant jusqu’à participer,avec l’armée irakienne, à l’invasion de son propore pays.

Sous sa direction, l’OMPI servira aussi de police supplétive à S. Hussein et servira de forces répressives contre les Kurdes et les Chiites.

Selon la propagande répandue par l’OMPI/CNRI il serait encore aujourd’hui en Irak au Camp d’Ashraf d’où il jouerait le rôle d’idéologue. Son épouse Myriam vivant quant à elle à Auvers sur Oise. Cette dernière, tente d’occuper l’espace médiatique en Occident puisqu’elle est chargée des campagnes de propagande de l’Organisation.

Cependant, depuis un certain des rumeurs persistantes indiquent la possible mort du leader de l’organisation OMPI/CNRI. C’est ainsi que, récemment l’hebdomadaire anglais The Economist n’a pas hésité a spéculer sur la mort du chef de l’organisation terroriste en indiquant « Myriam Rajavi est-elle veuve ? ». Et en tout cas, cela fait très longtemps que l’on n’a plus vu de photos de lui et qu’on ne le cite plus dans aucun des communiqués mêmes de l’organisation.

Alors qu’en est-il effectivement ? Toutes les pistes peuvent être explorées. Rappelons que l’organisation terroriste a collaborée activement à la politique de répression de Saddam Hussein en direction des populations Kurdes et Chiites. Depuis la prise de Bagdad par les forces de la coalition, l’Organisation a été désarmée par les forces américaines et est désormais cantonnée dans leur Camp à Ashraf sous la protection des ces dernières. Alors Massoud Rajavi aurait-il été victime d’une vengeance de la part des kurdes ou des chiites ? Notons qu’Ashraf se situe dans la partie chiite de l’Irak.

Plus probable, lorsque l’on connaît le caractère sectaire de son Organisation, est le fait qu’il est été victime de ses propres amis. En effet, les changements intervenus en Irak après la chute du régime de Saddam Hussein et la mise en place d’une Autorité irakienne a bouleversé la donne pour l’OMPI/CNRI. C’est un total renversement de situation. Les anciens amis du régime de Saddam Hussein ne sont plus désormais que toléré en Irak, par la seule volonté des forces de la coalition. S’il n’en tenait qu’à l’Autorité irakienne il y a longtemps que l’OMPI/CNRI aurait été expulsé du pays. Cet état de fait a considérablement accru les tensions au sein même de l’Organisation. Comme nous l’évoquions dans un précédent article, les défections au Camp d’Ashraf se sont multipliées ces derniers temps. Un règlement de compte, voire même un putsch au sein des instances dirigeantes de l’Organisation terroriste OMPI/CNRI n’est donc pas à exclure.

Enfin, un assassinat par un pays tiers ne peut également être écarté. L’OMPI/CNRI a en effet servi de troupes supplétives à l’armée de Saddam Hussein durant la guerre Iran/Irak, a multiplié pendant cette période les attentats terroristes sur le sol iranien, et a même occasionné des victimes américaines. Plusieurs pays ont donc un intérêt direct à voir disparaître rapidement l’Organisation terroriste OMPI/CNRI. Quant à savoir qui l’aurait fait… ?

Au cours de son histoire l’Organisation terroriste OMPI/CNRI a multiplié les fréquentations douteuses et les revirements d’alliances, entraînant à chaque fois la formation de nouveaux ennemis. A ce titre, les pistes pour trouver un responsable à la mort éventuelle de Massoud Rajavi sont très nombreuses.

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Le CNRI, un organe paravent au service de l’OMPI ?

Posted by geostratos sur 16 mars 2007

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C’est ce que semble croire le ministre des Affaires étrangères Karel de Gucht. En effet, lors de sa condamnation de la rencontre de Maryam Radjavi avec des Sénateurs belges, il a indiqué le 26 octobre dernier « le Conseil national de la résistance iranienne est une association paravent de l’OMPI…Cette dernière a commis des actes terroristes en Iran elle a aussi pratiqué la torture… »

Qu’est ce que le CNRI ?

A sa création en 1981, le Conseil national de résistance iranienne (CNRI) regroupe, autour de l’OMPI, sa principale composante, d’autres mouvements de l’opposition iranienne, tels que le Parti démocratique kurde d’Iran (PDKI), mouvement indépendantiste dirigé par Ghasem Loo, le Front national démocratique (FND), le Hoviyat (une branche des Fedayin), l’Union des communistes d’Iran (UCI), le Parti des travailleurs (PT), l’Union pour la libération des travailleurs (ULT), le Conseil de la gauche unifiée pour la démocratie et l’indépendance (CGUDI) et divers autres groupuscules de gauche. Les Moudjahidin refusent cependant l’adhésion d’autres mouvements de l’opposition, tels que le Mouvement de libération de l’Iran (MLI) ou Parti de la Liberté (PL), de Mehdi Bazargan, premier président de la République islamique d’Iran et ancien bras droit de Khomeiny, les Fedayin du peuple, le parti Toudeh (ou Parti communiste iranien) et les Monarchistes, particulièrement les Iraniens constitutionnalistes (IC) et l’Organisation du drapeau de la liberté de l’Iran (ODLI). Quant au Front national, parti nationaliste de l’ancien Premier ministre Mohamed Mossadegh, qui rejette le concept même de gouvernement islamique, il a refusé lui-même d’adhérer à cette instance.

Coalition politique des forces démocratiques iraniennes, faisant fonction de Parlement en exil, le CNRI est censé agir comme un gouvernement provisoire après le renversement des mollahs. Rapidement, ses membres non issus des rangs des Moudjahidin butent contre le style autoritaire de Massoud Radjavi, dont la décision unilatérale de lier le Conseil à l’Irak soulève un tollé général. Cette alliance, considérée par certains comme un acte de trahison, a été formellement négociée par le chef des Moudjahidin avec le ministre irakien des Affaires étrangères Tarek Aziz au cours d’une réunion tenue en janvier 1983 en France. Abolhassan Bani Sadr, le membre le plus important du CNR, proteste contre cette alliance contre nature. « Deux groupes coexistaient au sein du CNRI. Le premier préconisait le renversement du régime islamiste par tous les moyens, quitte à accepter l’aide de l’étranger. Tout en visant le même objectif, le second était opposé, par principe, à toute aide étrangère. Rajavi faisait partie du premier et moi du second. Je ne cessais de dire à ce dernier et à ses partisans : « Ne soyons pas injustes à l’égard du peuple iranien et de ses martyrs « . Ils ne m’ont pas écouté », raconte Bani Sadr, qui quitte officiellement le CNR en 1984. En même temps, sa fille, Feirouzeh, qui avait épousé le chef des Moudjahidin peu de temps après son arrivée à Paris, demande et obtient le divorce. Entre les deux alliés d’hier, la rupture est consommée : définitivement.

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Le CNRI entame ainsi un lent processus de désintégration. Pour protester contre les méthodes dictatoriales de Massoud Radjavi, la plupart des groupes qui le composent rendent leur tablier l’un après l’autre. Le chef des Moudjahidin, qui cherche à contrôler totalement cette instance, s’oppose à toute forme de débat démocratique en son sein. « Les Moudjahidin déterminaient qui pouvait les rejoindre, (…) qui méritait le droit (…) de voter (…). Les détracteurs étaient rejetés du Conseil national ou réduits au silence », raconte Ervand Abrahamian Le Parti démocratique kurde d’Iran (PDKI), qui quitte officiellement le CNRI en 1986, expliquera les raisons de ce départ, huit ans plus tard, en ces termes : « Nous considérons les Moudjahidin, à la lumière de notre propre expérience avec eux, entre 1981 et 1986, et de leur attitude vis-à-vis des autres formations de l’opposition démocratique iranienne, comme une organisation antidémocratique et sectaire. Nous ne pouvons, en conséquence, faire confiance à leur fidélité aux aspirations démocratiques du peuple iranien ».

Interrogé sur les causes de son départ du CNR, Khan Baba Tehranais, un militant de gauche, ancien membre de la Confédération des étudiants iraniens (CEI), qui vit actuellement à Hambourg, en Allemagne, a répondu : « Les Moudjahidin n’ont pas joué le rôle fédérateur et unificateur qui était censé être le leur. Ils ont toujours cherché, au contraire, à imposer leur domination et ne se sont pas gênés de semer la zizanie parmi les autres forces de l’opposition iranienne ».

cnri3.jpg Devenu une coquille vide, le CNRI est composé aujourd’hui de quelques centaines de membres (entre 200 et 300 selon les versions), en majorité des dirigeants de l’OMPI, entièrement contrôlé par Massoud Radjavi. Les groupes associés, qui portent des noms divers (Association des étudiants musulmans, Association des enseignants et des professionnels iraniens, Association des femmes iraniennes, etc.), n’ont qu’une existence factice. Ils sont censés donner au CNR l’apparence d’une instance regroupant « toutes les forces politiques qui combattent la dictature religieuse et terroriste en place en Iran et qui représentent les diverses couches sociales de la population iranienne », selon la phraséologie du mouvement.

Dans ce conseil où les adhérents individuels ont un droit de vote égal à celui des groupes, les critères d’adhésion ne sont pas clairement définis. En fait, c’est la présidence (aux mains de l’OMPI) qui décide des adhésions selon son bon vouloir, ce qui vide cette instance de toute légitimité et crédibilité.

En fait, à l’heure actuelle, l’OMPI est la seule organisation membres du CNRI qui lui sert de façade politique.

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Ce que les autres opposants iraniens pensent des Moudjahidins du Peuple

Posted by geostratos sur 16 mars 2007

Trop souvent, les terroristes de l’OMPI/CNRI (Moudjahidines du peuple iranien) répondent à toute critique en jetant à son opposant l’accusation d’être un agent de la VEVAK (du nom des services secrets iraniens).

Nous nous sommes donc dit qu’il serait intéressant de lire ce que disait d’aux d’autres opposants iraniens.

Le fils du Chah d’Iran, par exemple, a toujours refusé de collaborer avec ceux que l’ensemble des forces monarchistes considèrent comme des terroristes, des fanatiques mais aussi comme des traîtres depuis que les militants de l’OMPI furent utilisés comme auxiliaires par l’armée irakienne lors de la guerre contre l’Iran.

Il y a aussi les opposants plus sociaux démocrates réunis auprès de Iran-Resist qui ont des mots très durs pour les Moudjahidines du Peuple.

Nous citons : « « Ils ont participé à la révolution de Khomeiny et ont été responsables de dizaines de milliers d’exécutions et d’actes de tortures. Après un an d’exercice commun du pouvoir et une tentative de putsch interne raté, ils ont pris le chemin de l’exil et ont rejoint Saddam Hussein pour combattre arme au poing à ses côtés. Dans cet autre exercice, ils ont tué des milliers de jeunes soldats iraniens perdus derrière les lignes irakiennes. En récompense de leurs actes, ils ont été financés pendant plus de 25 ans par Saddam Hussein, qui leur versait environ 50 millions de dollars par mois. Ils ont un gros trésor de guerre mais surtout un lourd passif de traîtres et d’assassins : ils sont extrêmement impopulaires en Iran. » (« Iran : la justice britannique retire l’OMPI de la liste terroriste » – mis en ligne le 15/12/07)

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Un autre point important est que les Moudjahidine du peuple disposent de ce genre d’outils de communication mais aucun iranien n’a envie de les écouter et encore moins de les suivre. Leur taux de mobilisation est zéro (…) Mais pour nous les iraniens, les Moudjahidine resteront toujours des terroristes qui ont aidé Khomeiny et les miliciens palestiniens de l’OLP à détruire l’avenir de l’Iran (« Iran : A propos de la décision britannique d’accorder un sursis à l’OMPI » – mis en ligne le 16/12/07)

Un grand nombre des Moudjahiddines ont alors trouvé refuge en Irak où ils ont rejoint l’armée de Saddam pour tuer les jeunes engagés iraniens pendant la guerre Iran-Irak. Après la fin de cette guerre, ils se sont transformés en milices anti-émeutes pour Saddam notamment pour casser du Kurdes. (« Selon le CSRII, Les Etats-Unis protègent l’OMPI » – mis en ligne le 15/11/2007)

Chaque fois que les Etats-Unis sont dans l’impasse avec les mollahs, ils utilisent les Moudjahiddines du peuple pour diffuser ou rediffuser de nouvelles informations sur un nouveau missile balistique ou encore de nouveaux progrès atomiques, révélations utilisées comme justificatifs pour d’éventuelles frappes ou pour plus de sanctions (…) L’organisation des Moudjahiddines du peuple qui se dit très bien informée et prétend disposer d’informateurs qui seraient leurs sympathisants n’a jamais pu faire la moindre révélation sur les nouvelles armes régulièrement annoncées par les mollahs. Si les Moudjahiddines avaient des informateurs, ils sauraient dire par avance ce que les mollahs veulent présenter et l’origine de ces armes contrefaites. Les informateurs des Moudjahiddines ont l’ouïe sélective : ils parlent de nouveaux centres atomiques mais ils ne savent qui a fourni ces matériaux aux mollahs ! La raison en est simple : cette organisation n’est qu’un média, un intermédiaire (pour les Américains) pour diffuser des news sur les faux-opposants (qui plaisent tant à Washington) ou des informations mystérieuses susceptibles d’amplifier la menace balistique ou nucléaire des mollahs. (« Iran : Rumeurs sur l’existence d’un centre nucléaire militaire » – mis en ligne le 02/10/07)

En effet, c’est en France que l’OMPI des époux Radjavi est basée et cette organisation terroriste et sectaire y fait un lobbying puissant, dépensant sans compter des sommes faramineuses obtenues de Saddam Hussein. Ce dernier leur versait environ 50 millions de dollars par mois pour services rendus en Irak et actions terroristes contre l’Iran du temps de la Guerre de 80-88. (« Iran : L’Europe maintient l’OMPI sur la liste des organisations terroristes » – mis en ligne le 02/03/07)

Les gens qui écrivent cela sont des opposants sans concession au régime iranien et pourtant, ils refusent de faire ce que les Occidentaux sont en train de faire : un pacte avec ce qui est considéré comme le diable par la majorité du peuple iranien, nous voulons parler des Moudjahidines du peuple.

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Le responsable en chef du renseignement américain révèle ses craintes sur le terrorisme

Posted by geostratos sur 15 mars 2007

armoiries-us.jpg Le nouveau responsable en chef du renseignement national américain, Michael McConnell, a récemment indiqué dans une analyse très pessimiste de la situation du terrorisme dans le monde, a révélé la chaîne de télévision américaine CNN.

Il a notamment indiqué, devant des Sénateurs, que Osama ben Laden ainsi que son adjoint Ayman al-Zawahri se trouvaient actuellement dans le nord-ouest du Pakistan, où ils s’échinent à remonter avec patiemment une structure terroriste capable de frapper partout dans le monde.

Les attaques contre les forces stationnées en Afghanistan ont presque doublé entre 2005 et 2006, a-t-il indiqué, avant d’ajouter que l’évolution de la situation devient désormais très préoccupante.

Mc Connell a cependant indiqué qu’avec le renforcement de la présence militaire à la fois afghane et internationale dans le sud du pays, ainsi qu’avec le soutien d’un gouvernement civil crédible la situation pourrait se stabiliser.

Avant de déclarer que selon toute vraisemblance et bien les preuves manques encore que de hauts responsables iraniens savaient que les forces d’élite afghanes (les Quds) faisaient de la contrebande d’armes avec certains membres d’Al Quaida présent sur le sol irakiens, et que les Iraniens avaient formés des Irakiens à leur usage.

Il a conclu en indiquant que l’Iran serait en capacité de produire une arme nucléaire ainsi que des missiles balistiques à l’aube de 2015. Achevant son tour d’horizon par l’Irak qui selon lui était à « une jonction précaire » avec une « évolution négative de la situation ».

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Les Amis d’un Iran Libre, une association d’Eurodéputés inféodée à une organisation terroriste

Posted by geostratos sur 14 mars 2007

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La récente diffusion via internet d’une vidéo montrant Paulo Casaca en train de festoyer avec les membres de l’Organisation terroriste OMPI/CNRI au Camp d’Ashraf en Irak, a une nouvelle fois défrayé la chronique et relancé le débat.

Un certain nombre d’interrogations se posent. Quel intérêt pour un Eurodéputé de s’afficher de la sorte avec une organisation inscrite sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne mais aussi du département d’Etat américain ? A quel titre Monsieur Casaca a t-il fait le déplacement en Irak pour affirmer son soutien à l’OMPI/CNRI ? Avec quels fonds a t-il financé ce voyage au camp d’Ashraf ?

Pour répondre à ces questions, il faut certainement se pencher sur l’existence d’une association agissant au cœur même des institutions européennes et dont Monsieur Casaca est le coprésident.

Cette association « Les amis d’un Iran libre » est en fait un groupe d’Eurodéputés. Cette dernière ne représente rien en terme de d’adhérents, puisqu’elle en compte moins d’une dizaine. Cependant, elle a pris fait et cause pour l’Organisation des Moujahedine du peuple d’Iran (OMPI/CNRI). La collusion entre cette association et l’OMPI/CNRI est désormais clairement établie. Il suffit pour cela de consulter les différents communiqués de l’organisation terroriste pour s’en rendre compte.

Les « Amis d’un Iran libre » ont continuellement et systématiquement soutenu l’OMPI/CNRI. A la fois au cours de ses divers campagnes de réhabilitation, mais aussi et surtout pour son retrait de la liste des organisations terroristes de l’UE.

En fait, ce petit groupe d’Eurodéputés très influents dans les institutions européennes, regroupé au sein d’une association est un outil particulièrement précieux pour l’OMPI/CNRI. En effet, l’Organisation terroriste a compris depuis longtemps l’importance de disposer d’une vitrine, d’une courroie de transmission, et d’une caisse de résonance au sein des institutions politiques nationales et internationales, et plus encore au Parlement européen.

A ce sujet, l’exemple de la campagne menée par « les amis d’un Iran libre » contre l’organisation internationale de défense des libertés humaines (Human rights watch (HRW)) est particulièrement emblématique et confondante quant aux buts poursuivis par cette association.

En effet, HWR a publié un rapport accablant sur les pratiques de l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran. Ce dernier, mettait en évidence à la fois la dérive sectaire, les pressions psychologiques mais aussi la dangerosité de cette organisation terroriste.

Dans un premier temps, le groupe de pression « les Amis d’un Iran Libre » déclarait que ce rapport sur l’Organisation des Moujahedine du peuple d’Iran était à la fois « partial et violait le droit de la défense » mais aussi qu’il « était déformé et dépourvu de toute légitimité ».

Dans un deuxième temps, l’association se décidait rapidement à mener sa propre « contre enquête » de façon « indépendante » avant que le fameux rapport d’HRW désormais sur la place publique ne fasse trop de bruit. A cet effet, elle diligentait de façon expresse André Brie et Paulo Casaca en Irak pour « investiguer ».

Aux vues des prises de positions de l’association « des Amis d’un Iran Libre » concernant le rapport d’HWR les résultats de cette « contre-enquête commanditée ? » ne faisaient guère de doutes. Le postulat de base ayant servi à mener cette investigation étant de réfuter point par point le rapport de Human rights watch, pour en diminuer sa portée médiatique. Au final, c’est un rapport sans intérêt, qui n’apporte aucun élément nouveau, mais qui a par contre le mérite de montrer la collusion directe qui existe entre l’association « des Amis d’un Iran Libre » et l’organisation terroriste OMPI.

Au-delà de ce simple aspect, tout citoyen européen soucieux du respect de ses institutions et de l’utilisation des deniers publics pourra à juste titre se poser la question du financement des activités de cette association. Espérons que l’argent du contribuable européen n’a pas servi à faire l’apologie d’une organisation terroriste.

Pour conclure, si « les Amis d’un Iran libre » ne ménagent pas leur peine pour tenter de redonner à l’organisation une légitimité, une crédibilité sur la scène internationale, en multipliant les déclarations, les interventions, les colloques… il leur sera toutefois bien difficile de trouver une place à l’ OMPI/CNRI dans le concert international des organisations libres et démocratiques.

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Les premières victimes du terrorisme de l’OMPI

Posted by geostratos sur 12 mars 2007

Introduction

Tirant la leçon de l’échec du mouvement insurrectionnel de 1963, qui était de nature essentiellement politique, donc pacifiste, l’OMPI décide, dès sa création, d’adopter une nouvelle forme de combat : la lutte armée.

Dans un article intitulé  » La lutte armée est une nécessité historique « , paru en novembre 1974 dans Mojahed, organe du mouvement, on lit notamment ceci :  » A la question : que faire ?, notre réponse est sans ambages : la lutte armée « .  » Ce fut un tournant dans l’histoire contemporaine de l’Iran. Avant cette date, il n’y a jamais eu d’affrontements armés. Les manifestations contre le régime dictatorial du Chah étaient toutes pacifiques. La répression brutale qui s’abattit sur les opposants a incité ces derniers à recourir à la force des armes « , explique Mohamed Ahmadi, spécialiste iranien des mouvements terroristes. Les Moujahidins, qui inscrivent leur combat dans le sillage des révolutionnaires algériens, cubains et vietnamiens, ne tardent pas à envoyer certains de leurs adhérents dans des camps de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), au Liban et en Syrie, où ces derniers reçoivent un entraînement militaire et se familiarisent avec le maniement des armes.

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Premiers attentats, premières victimes

Durant leurs six premières années d’existence, les Moujahidins préfèrent opérer dans la clandestinité au sein de cellules entièrement vouées à l’étude et aux discussions idéologiques. En 1970, ils commencent à mettre en place les cellules spécialisées dans la lutte armée. Quatre « groupes » spécialisés seront ainsi mis sur pied.

Le « groupe des renseignements » a pour mission de recueillir les informations sur les proches du Chah, les personnalités les plus influentes du régime et les membres de la Savak. L’un de ses membres, Nacer Samavati, un technicien du ministère de l’Energie, de l’Eau et de l’Electricité, parvient à pénétrer dans un bâtiment des services secrets iraniens, situé en plein parc de Mehran, au nord de Téhéran, sous prétexte de réparer ses installations électriques. En peu de temps, le groupe parvient à recueillir des informations sur près de 2 000 agents de la Savak et à mettre au point deux plans pour kidnapper le fils d’Ashraf Pahlavi, la sœur du Chah, et l’ambassadeur des Etats-Unis. Mais les deux tentatives échouent.

Le « groupe d’approvisionnement » a pour mission de ramasser les armes et les munitions nécessaires à l’organisation d’attentats, d’attaques contre les gendarmeries et de hold-up de banques et de sociétés.

Le « groupe des artificiers » initie les membres à la préparation et au maniement des explosifs. L’un des responsables de ce groupe, Hussein Khosrov, qui a été formé par des instructeurs palestiniens, a réuni, dans un ouvrage publié en 1973, toutes les connaissances qu’il a acquises dans ce domaine.

Le dernier groupe, celui de « la formation militaire », assure l’entraînement des membres et leur formation dans les stratégies de combat et les techniques de la guérilla urbaine. L’un des leaders de l’organisation, Hanif Nezhad, qui sera exécuté en 1980, défend l’idée que les Moujahidins doivent être des  » révolutionnaires professionnels  » et des guerriers polyvalents.  » Chaque combattant doit être à lui seul une organisation », dit-il notamment.

En 1971, les Moujahidins mettent au point un plan d’attentat à l’explosif contre la principale centrale électrique de Téhéran, espérant ainsi interrompre les festivités marquant le 2 500e anniversaire de la monarchie en Iran, auxquelles le Chah veut donner un faste particulier. L’opération tourne court. L’organisation, déjà infiltrée par la Savak, paye lourdement le prix de son échec. En l’espace de deux mois, 120 de ses membres, dont une quinzaine de leaders, sont arrêtés et jugés. Leurs procès projettent l’organisation, jusque-là inconnue du public, sur les devants de la scène politique iranienne. En procédant à l’arrestation de nombreux étudiants soupçonnés d’appartenance au mouvement, la Savak pousse, sans le vouloir, le mouvement estudiantin à se radicaliser davantage.

A la répression qui s’abat sur eux, les Moujahidins répondent par des actions armées, le terrorisme d’Etat justifiant, à leurs yeux, la recrudescence de violence révolutionnaire. Le second grand affrontement entre la jeune organisation et le régime du Chah a lieu à l’occasion de la visite du président américain Richard Nixon en Iran, en 1972. Pour marquer leur opposition aux Etats-Unis, les Moujahidins font exploser des bombes dans une douzaine de sites à travers le pays. Parmi les cibles touchées se trouvent la Société irano-américaine, le Bureau d’information des Etats-Unis, les locaux de Pepsi Cola et de la General Motors, deux symboles de l’hégémonie économique américaine, le mausolée de Reza Khan et l’ambassade britannique. Au cours des années 1972-1980, l’organisation revendique d’autres attaques à l’explosif contre les bâtiments de nombreuses sociétés américaines, britanniques et israéliennes, comme Pan-American Airlines, Shell Oil, Yorkshire Insurance, Technoiss et autres General Co., ainsi que des postes de police et des prisons iraniens. Ces attentats font plusieurs dizaines de morts, dont six citoyens américains, et des centaines de blessés.

Les victimes américaines seront : Le lieutenant Colonel de l’US Army Lewis Hawkins, assassiné le 02/9/73 Le colonel de l’Air Force Paul Schaeffer, assassiné le 21/5/75 Le lieutenant colonel de l’Air Force Jack Turner, assassiné le 21/05/75 Donald Smith, Robert Krongrad et William Cottrell, tous trois cadres de la société Rockwell International, assassinés le 28/08/76 Les Moujahidins revendiquent tous ces attentats dans des communiqués incendiaires et menaçants. Ils poussent le zèle révolutionnaire jusqu’à tirer quelque gloriole de cet activisme sanglant. Certains de leurs membres, qui sont reconnus coupables d’homicides, sont condamnés à mort et exécutés. L’organisation a désormais ses « héros » et ses « martyrs ». Le sang appelant le sang, le cycle infernal des ripostes et des représailles ne s’arrêtera plus.

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L’autorité irakienne souhaite démanteler l’organisation terroriste OMPI

Posted by geostratos sur 10 mars 2007

irak.jpg Le Vice-Président iraquien Adel Abd-al-Mahdi a indiqué que l’autorité iraquienne avait été assuré de la remise en liberté des diplomates iraniens récemment enlevés par les Etats-Unis.

« Nous avons été assuré que les diplomates iraniens seraient relâchés dans un futur proche » a déclaré Abd-al-Mahdi lors d’une conférence de presse commune avec le chef des négociateurs pour le nucléaire iranien Ali Larijani.

Il a indiqué que Bagdad avait déjà fait beaucoup et continuait à coopérer de façon positive avec Téhéran pour la libération des diplomate iraniens.

 » Nous vous donnons l’assurance que le gouvernement iraquien est désormais plus sensible et attentif au sort des citoyens iraniens » a t-il affirmé.

Avant d’ajouter que l’Irak avait essayé d’assurer rapidement après leur capture par les forces américaines la libération des ressortissants iraniens.

A la question du retrait des forces américaines d’Irak, le Vice-Président irakien a déclaré que le gouvernement avait toujours tenté d’entraîner des forces irakiennes pour ré instaurer le plus rapidement possible la sécurité dans le pays et préparer le retrait des forces étrangères.

Quant à l’intérêt de l’Iran de former les forces irakiennes, il a notamment indiqué que de telles propositions étaient rendues possibles grâce aux liens étroit et à la bonne collaboration des ministères intérieurs iraniens et irakiens.

Il indiqua ensuite que plusieurs scénarios étaient possibles, mais qu’ils étaient tous liés à la sécurité en Irak et en Iran, dont l’un étant la présence de l’Organisation terroriste des Moujahedine du Peuple d’Iran, désormais interdite en Irak.

Et d’annoncer que Bagdad tentait de trouver une issue à cette situation par la recherche des responsabilités.

En conclusion, il a évoqué les tentatives de Bagdad pour restaurer la sécurité en Irak avec la coopération des états voisins et des USA.

Ces discutions avec Larijani ont été très fructueuses.

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Les anciens amis de Saddam Hussein se rassemblent à Bruxelles

Posted by geostratos sur 9 mars 2007

rajavi-saddam-i.jpg Bruxelles est connu pour ses sommets de l’Union européenne. Il semble que la capitale de l’Europe attire également d’autres types de sommets. Ainsi fin janvier, plusieurs politiciens irakiens sunnites se sont rendus à Bruxelles.

Jusque là, rien de plus normal que des politiciens irakiens, dont certains membres du Front Irakien de la Concorde (parti possédant plusieurs élus au parlement irakien), viennent chercher le soutien des parlementaires belges et européens.

Beaucoup plus inattendu est la présence d’un membre connu d’une organisation terroriste à la conférence de presse qui a suivi cette visite. En effet, les politiciens sunnites se trouvaient aux côtés du chiite de nationalité iranienne Mohammad Mohaddessin, haut responsable de l’organisation terroriste des Moejahidine du Peuple (OMPI/CNRI) qui avait pour l’occasion abandonné le treillis militaire pour le costume cravate.

Cette cohabitation inattendue n’est pas vraiment étonnante vu la situation politique kafkaïenne qui règne en Irak et qui rend les pires alliances contre-nature possibles.

Mais cette visite a été l’occasion d’une rencontre encore plus étonnante. Nous sommes en effet en mesure de révéler qu’une rencontre a eu lieu entre plusieurs membres de la délégation irakienne, un membre des Moejahidine et…des diplomates israéliens.

Selon des sources proches des services de renseignements belges, qui ont surveillé cette réunion, les diplomates israéliens étaient sans doute des agents du Mossad et les Irakiens rencontrés étaient des anciens supporters de Saddam Hussein, pourtant farouche adversaire de l’état hébreu.

On ne sait pas ce qui s’est dit lors de cette réunion mais il n’y a pas à douter que l’on a parlé de l’ennemi commun : l’Iran. Ennemi qui permet de rendre possible cette alchimie surprenante mais aussi dangereuse. En effet, très souvent, la manipulation de groupes terroristes comme l’OMPI a mal tournée et s’est terminée de manière tragique. Espérons que ces jeux malsains de manipulation et de changements d’alliance ne se terminent pas dans un chaos terroriste dont notre pays risquerait d’être la première victime…

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